Le nouveau rapport du Fonds Monétaire International (FMI), "Perspectives de l'économie mondiale", table sur des perspectives de croissance dans la région MENA, dans un contexte de création d'un nouvel échiquier international.
D'un côté, le Printemps Arabe a engendré un contexte socio-économique délicat pour la région MENA, pour laquelle l'année de transition de 2011 s'est révélée haute en déceptions et a fortement perturbé la stabilité macroéconomique. De l'autre côté, les effets pervers de la crise de l'Eurozone pourraient impacter les prix du pétrole, les échanges commerciaux et le tourisme, même si pour l'instant aucun de ces effets n'a été décelé.
Aujourd'hui, la côte sud de la Méditerranée, du Maroc à la Turquie, fait face à un véritable enjeu.
Les défis majeurs sont : la mise en place de systèmes économiques et sociales durables, plus attractifs pour les investisseurs étrangers, la révision des finances publiques, la diversification de l'économie, l'instauration d'institutions solides destinées à stimuler le secteur privé, et enfin, la lutte contre le chômage, qui est également un enjeu international.
La croissance dans la région MENA a été inférieure à son potentiel en 2011 et les nations arabes souhaitent profiter de 2012 pour redresser les économies.
Le FMI estime donc la croissance réelle de la région en 2012 à 4.2%, augmentant de 0.6% les prévisions réalisées en janvier de la même année. Concernant le secteur énergétique, les pays producteurs de "l'or noir" devraient profiter d'une forte hausse des prix pétroliers et les pays importateurs tels que le Maroc et la Tunisi, comptent profiter de cette nouvelle ère pour révéler leurs potentiels énergétiques propres à travers les énergies renouvelables.
Synthèse ANIMA |