Algérie : l'investissement direct étranger en question

3/06/2009
Source : Webmanagercenter
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Les récentes mesures relatives à l'investissement étranger et à l'importation prises par le gouvernement algérien inquiètent les entreprises étrangères présentes sur place.


Les récentes mesures relatives à l'investissement étranger et à l'importation prises par le gouvernement algérien inquiètent les entreprises étrangères. Ces mesures pourraient non seulement freiner l’activité des entreprises déjà présentes, mais aussi décourager celles qui désirent s’implanter sur le territoire algérien.

Parmi ces mesures, on peut citer l'interdiction faite à un investisseur étranger de détenir plus de 49% dans un partenariat avec une entreprise locale, ou encore l’obligation pour les sociétés importatrices étrangères présentes sur le territoire de faire rentrer dans leur capital des entreprises algériennes à hauteur de 30% minimum. Le ministre algérien des Finances, M. Karim Djoudi, a d’ailleurs confirmé cette dernière mesure sur les ondes de la radio algérienne, le 29 mai 2009.

Le montant des investissements directs étrangers à destination de l’Algérie pourrait dès lors diminuer en 2009. Les flux d’IDE étaient pourtant à la hausse selon les chiffres de la Banque Centrale, avec 1,37 milliard de dollars en 2007 et 2,31 milliards de dollars en 2008.

Les entreprises françaises implantées en Algérie sont particulièrement concernées par l’évolution de la politique économique algérienne. Pour le patron de Poulina Holding Group, malgré les récentes restrictions, le groupe ne quittera pas l’Algérie. Selon le site d'information économique webmanagercenter, "contrairement à d’autres investisseurs tunisiens et, surtout, étrangers, PGH n’a nullement l’intention de geler ses projets en Algérie et encore moins de s’en retirer." Pour d’autres, les projets d'investissement en Algérie ont été bloqués, en attendant la clarification des mesures du gouvernement sur l'investissement étranger et l'importation.

Selon le quotidien électronique Tout sur l’Algérie, la baisse de participation des entreprises françaises à la 42ème Foire internationale d’Alger (FIA), inaugurée le samedi 30 mai, illustrerait leur retrait progressif d’Algérie. Pour la première fois, les entreprises françaises ne sont pas les plus nombreuses à participer à cet événement, désormais devancées par leurs homologues chinoises.

Et pourtant, l'Algérie demeure particulièrement attractive dans le climat économique actuel. Selon le directeur général de la communication du groupe Bull, M. Matthew Foxton, cité par le quotidien El-annabi, le marché algérien est devenu plus intéressant à l’aune de la crise économique mondiale. D’après lui, les investissements en Algérie restent d’actualité. Le groupe Bull, spécialisé dans la technologie informatique, devrait prochainement lancer un nouveau produit numérique sur le marché algérien.

[Sources : Webmanagercenter, Econostrum, Tout sur l'Algérie, El-annabi]

Voir aussi "L'encadrement croissant des IDE en Algérie inquiète les investisseurs", ANIMA, 3 février 2009 et "Algérie : la nouvelle réglementation sur les sociétés étrangères entrera en vigueur le 1er mars", ANIMA, 26 février 2009]

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