ArcelorMittal dévoile ses ambitions en Algérie

5/09/2008
Source : Algérie Monde
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Métallurgie et recyclage

Bernard Bousquet, patron d'ArcelorMittal Algérie, est en train de négocier avec les autorités divers projets greenfield et d'extension dans l'extraction du fer ou dans les produits sidérurgiques.

Arcelor-Mittal veut une bonne place en Algérie

Synthèse d'Ali Babès, Algérie Monde, d'après Le Quotidien d'Oran

Le géant mondial de l'acier et du fer, le groupe indien Arcelor-Mittal, veut s'installer durablement sur le marché algérien, a annoncé le P-DG de l'usine de Annaba, le Français Bernard Bousquet, qui a confirmé les grands projets que le n°1 mondial veut concrétiser en Algérie.

Plusieurs grands projets à forts investissements sont prévus en Algérie, autant pour la production d'acier et de fer que pour la production de sa propre matière première et son transport.

Le premier projet, devant être lancé dès l'aboutissement des discussions en cours entre les autorités algériennes et le Groupe indien porte sur la réalisation d'un complexe sidérurgique pour la production d'acier pur (pré-réduit) et d'une centrale électrique. Avec un investissement prévu de 2,5 milliards de dollars US, ce futur complexe sera installé sur la côte jijélienne, près du port de cette ville.

En outre, selon Bernard Bousquet, son groupe a été contacté par les autorités algériennes pour l'élaboration d'études de faisabilité pour l'extraction du minerai de fer de la mine de Gara Djebilet, près de Tindouf. «Ce choix n'est pas fortuit, dans la mesure où le groupe Arcelor-Mittal dispose de savoir-faire et d'une expérience dans ce domaine», a-t-il souligné.

La demande des autorités algériennes pour la mise en valeur des gisements miniers de Gara Djebilet tient au fait que le Groupe Arcelor-Mittal est devenu progressivement un des grands producteurs de minerai de fer et possède ses propres mines, notamment en Algérie (Ouenza), au Brésil, au Mexique, au Canada, aux Etats-Unis, en Ukraine et au Kazakhstan. En fait, le Groupe, basé à Londres, figure déjà parmi les plus grands producteurs au monde.

Près de 50% du minerai de fer dont le groupe a besoin provient de ses propres mines. Une stratégie du Groupe dictée par des prix de plus en plus exorbitants du minerai de fer pratiquée par les trois grandes firmes minières mondiales.

Selon son représentant en Algérie, Arcelor-Mittal prévoit également la poursuite de ses investissements sur son site de Annaba et au niveau des gisements de minerai de fer de Ouenza et Boukhadra (Tébessa).

Des investissements, avec en toile de fond une amélioration des conditions de travail et de la production de ces mines, pour atteindre l'objectif tracé de réaliser les deux millions de tonnes d'acier liquide par an dans son complexe d'El-Hadjar.

En outre, cet effort d'investissement cible également la réorganisation des dépôts de distribution des produits sidérurgiques de l'usine Arcelor-Mittal de Annaba dans le but de répondre aux attentes du marché algérien, même en recourant aux importations, a précisé le P-DG (Algérie) du Groupe.

En 2008, Arcelor-Mittal de Annaba prévoit la production d'un million de tonnes d'acier liquide, soit 200.000 tonnes de moins que durant l'année 2007, une baisse expliquée, selon M. Bousquet, par les incidents techniques enregistrés au niveau de deux installations stratégiques, en l'occurrence une aciérie et un haut fourneau.

Pour autant, le Groupe, qui emploie près de 310.000 personnes dans le monde, compte résoudre la crise du rond à béton, d'abord par l'amélioration de la production locale, ensuite par des programmes d'importation.

Avec une capitalisation boursière de 116 milliards de dollars (loin devant le n°1 américain US Steel), Arcelor-Mittal écrase tout sur son passage: il compte prendre des parts dans les installations minières et portuaires dans le monde pour sécuriser et rendre moins coûteux ses approvisionnements en matière première.
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