Crise : quelles perspectives pour la Turquie dans le marasme actuel ?

5/05/2009
Source : Money Week
Pays de destination(s) : Turquie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

La Turquie n'échappe pas aux effets de la crise financière, avec nombre d’indicateurs dans le rouge. Le pays devrait pourtant retrouver rapidement le chemin de la croissance à partir de 2010.


La Turquie n'échappe pas aux effets de la crise économique et financière, avec nombre d’indicateurs économiques dans le rouge : le taux de chômage a dépassé 15% au premier trimestre 2009, la production a chuté dans les secteurs de l’automobile et du textile, et le PIB devrait reculer de plus de 3% en 2009.

Les effets de la crise se sont manifestés dès la fin de l'année 2008, avec une baisse de la production industrielle de 13,9% en novembre, une stagnation de la consommation au dernier trimestre (0,3%), et la progression constante du nombre de demandeurs d'emploi.

Et pourtant, selon de nombreux observateurs, Ankara devrait retrouver rapidement le chemin de la croissance, d'autant plus que le pays n’en est pas à sa première récession. En 2001, la crise financière avait entraîné une contraction de 9% de l'économie turque. Cette période sombre a finalement été suivie par plusieurs années de forte activité économique, avec un taux de croissance "à la chinoise" qui a atteint 7% en moyenne entre 2002 et 2006. Le secteur bancaire a été profondément réorganisé après 2001 (le nombre d’établissements bancaires a été divisé de moitié) et semble relativement épargné aujourd'hui.

Forte de sa proximité avec l'Union Européenne, la Turquie, dont le marché intérieur est en pleine expansion, continue d'attirer des investissements étrangers. Le pays bénéficie de la chute des cours du pétrole, et devrait retrouver un taux de croissance positif dès 2010. En négociations avec le FMI, Ankara devrait obtenir des fonds destinés à ralentir le déclin de son activité et à redresser ses comptes.

Sur la scène régionale, plusieurs facteurs politiques seraient susceptibles de favoriser la création d'un nouveau "choc de croissance" : la pacification des relations entre le gouvernement AKP et les différentes institutions du pays, l'accélération du processus d'adhésion à l'Union Européenne,  l'enclenchement de nouvelles initiatives diplomatiques facilitant la résolution du conflit Israélo-Arabe, ou encore des avancées autour du projet de gazoduc Nabucco (reliant les gisements de la mer Caspienne et du Moyen-Orient vers les marchés européens).

[Source : Money Week]

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