De nouvelles perspectives dans le secteur des assurances en Algérie

29/05/2008
Source : Afrique en ligne
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Banque, assurance, autre services financiers

Le règlement du contentieux franco-algérien sur les assurances rend désormais possible l'arrivée d'opérateurs étrangers dans un marché domestique jusque là peu ouvert à la concurrence.


Selon Afrique en ligne

Le marché algérien des assurances a généré en 2007, un chiffre d’affaires de 53 milliards de dinars (520 millions d'euros), un niveau encore en deçà des capacités du secteur, a déclaré ce lundi à la PANA, le président de l’Union algérienne des sociétés d’assurances et de réassurances, Lamara Latrous.

M. Latrous s'exprimait en marge de la 35ème assemblée générale de l'Organisation africaine des assurances, ouverte ce lundi à Alger. Ce chiffre traduit une hausse de 15% par rapport à 2006, mais malgré ce progrès, ce responsable a ajouté que de nombreux défis doivent être relevés par le secteur des assurances pour accroître davantage le chiffre d’affaires des entreprises et garantir une couverture adéquate des personnes et des biens.

Pour ce faire, certaines actions ont été concrétisées depuis le début de l’année. Plusieurs mesures incitatives ayant été prises pour encourager certaines branches de l’assurance, comme l’assurance des personnes. La signature de conventions entre les compagnies d’assurances et les banques sont à l'origine des grands progrès réalisés dans le secteur des assurances, selon M. Latrous.

Ces encouragements vont dans le sens de l’approfondissement d’initiatives précédentes des pouvoirs publics qui avaient déjà pris une décision pour que les assurances des personnes soient exonérées de TVA depuis 1996. En plus, il y a eu la loi de finances de 2006 qui a prévu dans son article 18, un abattement sur l’assiette soumise à l’impôt sur le revenu global pour les assurances des personnes souscrites individuellement ou collectivement de manière volontaire pour une durée minimum de huit ans.

L’abattement est de 25% de la prime avec un plafond de 20 000 DA. Cet avantage est entré en vigueur après que la direction des impôts a adopté une circulaire en avril 2008 décrivant le mode opératoire de son application. Les produits des assurances des personnes exonérés de la taxe sur la valeur ajoutée concernent ceux relatifs au décès, à l’invalidité, à la prévoyance, à la retraite et à la santé. "Cet abattement n’est pas suffisant car il peut être amélioré et étendu à d’autres produits", soutient le président de l'Union algérienne des sociétés d'assurances et de réassurances.

En attendant, il est prévu que la "bancassurance" puisse démarrer à la fin de ce semestre. Il y aura d’abord des cycles de formation à propos des produits à vendre, car il est espéré que cette branche d'activité permette de donner un coup de fouet non seulement aux assurances des personnes mais aussi aux assurances multirisques habitation et des assurances agricoles. L’autre événement sur lequel mise le marché de l’assurance est l’arrivée prochaine d’acteurs majeurs étrangers et qui vont apporter leur savoir-faire.

Le règlement du contentieux algéro-français sur les assurances ouvre la voie à la venue des compagnies d’autres nationalités car l’accord concerne toutes les compagnies opérant en Algérie avant 1966 avec un statut de sociétés françaises. Hormis l’assurance des personnes, l’Algérie veut aussi promouvoir l’assurance contre les catastrophes naturelles. Et la tenue à Alger de la 35ème assemblée générale et conférence de l’Organisation africaine des assurances sur le thème des risques environnementaux vient conforter les initiatives de nombreux pays africains dans ce domaine.

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