Egypte

Panorama général

L’année 2013 a été marquée par une nouvelle baisse des IDE, aussi bien en montant qu’en nombre de projets. Ceci s’explique en partie par le climat d’instabilité politique créé par la destitution du Président islamiste Mohamed Morsi, le retour des militaires au pouvoir et l’attente du référendum sur la nouvelle Constitution, finalement adoptée en janvier 2014.

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Sans surprise, le secteur de l’énergie a suscité le plus de convoitise et enregistré une vingtaine d’annonces pour un montant total annualisé de 3,2 Md€ : des projets d’exploration-production pétrolière et gazière impliquant des groupes émiratis, britanniques, français, américains et d’autres pays. Les télécoms et la banque sont quant à eux restés inhabituellement calmes en 2013. En revanche, des secteurs de base répondant aux besoins de la population ont fait preuve d’une dynamique encourageante : la distribution, l’immobilier, le BTP et les médicaments ont ainsi vu le retour des investisseurs du Proche et Moyen-Orient. Boostée par la consommation croissante de sucreries par les Egyptiens, l’industrie agroalimentaire a quant à elle attiré aussi bien des groupes saoudiens, que britannique (augmentation par le fonds Actis de sa participation dans Edita Food Industries), américain (création par le groupe Mars d’une ligne de production de Twix) et suisse (extension par Nestlé de son usine de production de crèmes glacées).
Globalement, les pays du Golfe restent les premiers investisseurs dans le pays. Alors que les Qataris s’étaient montrés très actifs sous le régime de Mohamed Morsi, ils ont laissé la place à d’autres soutiens historiques de l’économie égyptienne : les Emirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite et le Koweït. Les investisseurs américains et britanniques ont également fait leur retour sur la scène égyptienne, tandis que les Français, les Italiens et les Allemands sont restés plus prudents.
Au niveau des types de projets, les concessions et PPP ont enregistré une forte hausse, liée aux modalités d’investissement dans le secteur des hydrocarbures. Les créations d’activité, qui étaient majoritaires avant 2011, ont quant à elle continué de baisser, tandis que les extensions restaient stables. Les partenariats internationaux ont également observé une forte contraction. Conformément à la tendance des dix dernières années, les enseignes, magasins et franchises sont restés le type de partenariat privilégié.
 

Stratégie de promotion 2013 : regagner la confiance des investisseurs

Début 2013, Mohamed Morsi avait suscité l’inquiétude en annonçant la suspension du programme de privatisation. Cette décision faisait suite à une quarantaine de procédures judiciaires intentées pour annuler la privatisation d’entreprises lancée sous le régime Moubarak. Les investisseurs confrontés au retour de leur entreprise dans le giron de l’Etat s’étaient ensuite tournés vers des instances internationales d’arbitrage pour obtenir réparation.
Pour regagner la confiance internationale, le nouveau gouvernement a adopté à partir de la fin 2013 une série de décrets visant à faciliter le règlement des contentieux et à améliorer la transparence de l’information. Un Comité présidé par le Premier ministre a ainsi été créé pour résoudre les litiges entre les investisseurs et le gouvernement et des actions ont été mises en place pour faciliter l’arbitrage. Des mesures en faveur de l’adoption des standards internationaux en matière de comptabilité et d’audit ont également été prises. Enfin, mi 2014, l’Egypte a adhéré à la Convention arabe contre la corruption.
Le nouveau gouvernement a également défini des secteurs prioritaires : les infrastructures, les énergies, notamment renouvelables, l’éducation et la santé. Afin de stimuler l’investissement privé dans ces secteurs, des réformes ont été adoptées et de grands projets lancés : le développement du Canal de Suez, des gouvernorats de Haute Egypte (avec notamment la création du triangle minier ‘Qena-Safaga-Quseir’) et de la ville verte d’El Alamein.
 
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