Investir à l'étranger pour maintenir l'emploi français

4/04/2008
Source : African Manager
Pays de destination(s) : Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : Ameublement & équipement du foyer

La flambée de l'euro pèse sur les PME françaises, à l'instar d'Ego Paris, qui fabrique du mobilier extérieur haut de gamme à Belleville (Rhône). Ces PME sont souvent forcées d'investir à l'étranger.

Selon African Manager

Face à un euro au plus haut, les PME françaises qui exportent souffrent et cherchent la parade en misant sur la qualité des produits, mais aussi de plus en plus sur les délocalisations. "Depuis l'été, ça devient une catastrophe!", se lamente Jean Sommereux, PDG d'Ego Paris, qui fabrique du mobilier extérieur haut de gamme et réalise 50% de son chiffre d'affaires à l'étranger. Ce chef d'entreprise qui emploie 25 personnes à Belleville (Rhône), la flambée de l'euro est une menace qui fait fuir les clients potentiels. "On vient de perdre deux affaires consécutives, aux Emirats arabes unis et en Arabie Saoudite: les clients aimaient nos produits mais on était 12% au-dessus de leurs budgets" à cause du "taux de change", regrette M. Sommereux. "Quand l'euro valait 1,35 dollar, on était encore compétitif, mais à 1,50, on ne l'est plus", assure-t-il.

Pour Jean Sommereux, le niveau actuel de l'euro est "une incitation directe à la délocalisation". Il a "pris des contacts pour aller fabriquer en Indonésie ou en Tunisie". "J'espère ne pas avoir à licencier mais l'accroissement du chiffre d'affaires se fera forcément hors de France", dit-il. La devise européenne s'est hissée vendredi à un nouveau record de 1,5239 dollar pour un euro, après avoir franchi mardi la barre symbolique de 1,50 dollar pour la première fois depuis son lancement en 1999.

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