La Méditerranée entre croissance et révolution - Investissements directs étrangers et partenariats vers les pays MED en 2010

Pays de destination(s) : Algérie, Autres pays, Chypre, Egypte, Euromed, Israël, Jordanie, Liban, Libye, Malte, Maroc, Palestine, Syrie, Tunisie, Turquie
Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Ameublement & équipement du foyer, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autre services financiers, Biotechnologies, BTP, immobilier, infrastructures, Chimie, plasturgie, engrais, Composants électroniques, Constructeurs automobiles & équipementiers, Distribution, Eau, environnement et services urbains, Electronique grand public, Energies conventionnelles, Equipements électriques & électroniques, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Machines & équipements mécaniques, Matériels aéronautiques, navals, ferroviaires, Médicaments, Métallurgie et recyclage, Télécommunications & internet, Textile, habillement, luxe, Tourisme, restauration, Transport, logistique, Verre, ciment, minéraux, bois, papier

Prise entre deux crises (la tourmente économique mondiale des années 2008-2009 et les révolutions arabes du début 2011), la rive sud de la Méditerranée a connu en 2010 une année de transition marquée par de bons résultats en termes d'attraction d'investissement direct étranger (IDE) et de partenariats internationaux. 826 projets d'IDE ont été annoncés en 2010, contre 542 en 2009, soit +52%. Les flux entrants progressent eux aussi, mais moins nettement : 33,2 milliards d’euros (Mds €), contre 28,4 Mds € en 2009, soit +17%. Les partenariats internationaux d’entreprises poursuivent pour leur part leur augmentation : 493 projets en 2010, contre 288 en 2009 (+71%). En 2010, les IDE ont créé près de 175 000 emplois directs (contre 93 000 en 2009), et environ 585 000 emplois indirects, soit plus de 750 000 emplois au total.

 

Malgré ces résultats indiscutables, le modèle de développement des pays méditerranéens partenaires de l'Europe apparaît contesté, à travers les changements en cours en particulier en Afrique du nord (Tunisie, Egypte, Libye) : c'est que les dividendes de l'ouverture économique ne bénéficient guère à la masse de la population et s'accompagnent d'effets indésirables (forte concentration des IDE sur certains espaces, valeur ajoutée locale trop réduite, impact parfois négatif sur l'environnement ou la culture, éviction de certaines entreprises domestiques au profit d'opérateurs étrangers etc.). Un modèle de développement qui crée encore davantage d'emplois, qui renforce le tissu industriel local, qui donne plus d'importance aux initiatives du sud, qui respecte mieux les critères de responsabilité sociale, qui valorise tout le territoire et toute la population, reste encore largement à construire...


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