La sous-traitance automobile souffre au Maroc et attend avec impatience Renault-Nissan à Tanger

15/01/2009
Source : Afrik
Pays de destination(s) : Maroc
Secteur(s) concerné(s) : Constructeurs automobiles & équipementiers

La construction du site Renault-Nissan de Tanger n'est pas remise en question, mais le lancement de la production pourrait être retardé de 6 mois.

Dans un contexte mondial difficile, où l'on voit les géants de l'automobile s'inquiéter du gonflement des stocks, les équipementiers implantés au Maroc réduisent eux aussi la voilure.

Selon le journal Afrik «les filiales chérifiennes des équipementiers américain, Delphi, français, Valeo, et japonais, Sumitomo, ont réduit le temps de travail de leurs employés. »

L’Association Marocaine pour l’Industrie et le Commerce de l’Automobile (Amica), prévoit par conséquent une baisse d’activité chez les équipementiers exportateurs, pour le premier semestre 2009, qui pourrait atteindre 30 à 40% selon les entreprises.

Les producteurs de véhicules low cost comme la Logan de Renault, et les entreprises spécialisées dans la fabrication des pièces de rechange, ne pourront pas compenser le ralentissement des commandes européennes par l’accroissement, certes soutenu, de leurs ventes sur les marchés locaux et d’Afrique subsaharienne, moins affectés par la crise, car ces marchés représentent encore de trop faibles volumes. Même si les ventes de véhicules neufs y ont progressées de 17% en 2008, pour atteindre 121 511 nouvelles immatriculations le Maroc pèse seulement 10% de la production locale du secteur.

On pourrait craindre dans ces circonstances que les gros projets en cours dans le secteur, en particulier le mega-projet Renault-Nissan à Tanger, ne soit gravement compromis. Cette usine qui produirait 200 000 voitures/an à partir de 2011 et 400 000 à terme, devrait pourtant voir le jour. Le gouvernement français a manifesté à plusieurs reprises sa certitude de voir le projet aboutir, y compris lors de la visite au Maroc de Luc Chatel, secrétare d’Etat à l’Industrie et la Consommation, en décembre 2008.

Le constructeur français avait souhaité couper court aux rumeurs portant sur le possible abandon du projet en publiant le 12 décembre 2008 un communiqué précisant que «le projet industriel de Tanger n’est pas remis en question» et que «le planning de l’outil industriel de l’usine n’est pas remis en cause. […] On reste sur ce qui avait été annoncé en termes de sorties de véhicules. L’introduction de projets de véhicules Renault prévus dans cette usine pourrait être décalée de quelques mois.»
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