L'Algérie adopte la numérotation téléphonique à 10 chiffres

25/03/2008
Source : Oxford Business Group
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Electronique grand public, Equipements électriques & électroniques, Logiciels & prestations informatiques, Télécommunications & internet

« Le nouveau plan de numérotation s'est imposé eu égard à la fulgurante augmentation du nombre d'abonnés mobiles, passant de 54 000 en 2000 à 27 millions en 2007 » déclare l'ARPT.


Selon Oxford Business Group

"Depuis le 22 février dernier, tous les numéros de téléphones portables en Algérie sont passés de neuf à dix chiffres. Avec l'expansion de la téléphonie mobile et des activités connexes, l'ancien plan de numérotation qui comptait 90 millions de numéros ne suffisait plus pour répondre à une demande soutenue, ce qui a entraîné une saturation sur le marché des télécommunications.

La nouvelle numérotation offrira 900 millions de numéros téléphoniques, une capacité qui permettra de répondre largement aux doléances des opérateurs. Suite à l'apparition des nouveaux numéros alloués à la voix sur IP (VoIP) et aux opérateurs VSAT (Very Small Aperture Terminal), sachant que les services M2M (Machine To Machine communications) n'en sont encore qu'à leurs débuts et que le pays compte ouvrir ses réseaux au MVNO (Mobile Virtual Network Operators), le besoin en numéros était pressant.

Selon l'ARPT (Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications), l'Algérie compte actuellement 27 millions d'abonnés de la téléphonie mobile, sur une population de 33 millions d'habitants, répartis de la manière suivante : 13 millions d'abonnés pour Orascom Telecom Algérie (Djezzy), 9 millions pour Algérie Télécom Mobile (Mobilis) et 5 millions pour Wataniya Telecom Algérie (Nedjma). L'autorité régulatrice table sur un taux de pénétration de 100% dans les années à venir, contre 85% actuellement.

« Le nouveau plan de numérotation s'est imposé en égard à la fulgurante augmentation du nombre d'abonné mobile, passant de 54 000 en 2000 à 27 millions en 2007 » Mohamed Belfodil, Président du Conseil de l'ARPT, a dit à OBG. « Sachant que les opérateurs sont en droit de nous demander un nouveau bloc de numérotation dès que le précédent bloc qui leur a été attribué atteint une consommation de 80%, vous comprenez d'autant plus la nécessité de l'édiction de ce nouveau plan », a-t-il ajouté.

Le secteur des technologies de l'information et de la communication s'inscrit dans le programme de développement économique du gouvernement, estimé à 180 milliards de dollars et soutenu par une embellie financière tirée par les excédents de la facture énergétique. Les choix stratégiques de cette politique sont soutenus par la libéralisation du secteur de l'information et de la communication, l'introduction des nouvelles technologies sans fil comme le Wifi et le Wimax, l'ouverture de capital d'Algérie télécom et la réalisation du grand projet Cyber Parc de Sidi Abdellah.

À titre d'exemple, le premier cyberparc d'Algérie devrait voir le jour dans le courant de l'année 2008 et bénéficie d'un financement de l'ordre de $130m dégagé dans le cadre du plan de soutien à la relance économique. En cours de réalisation, la future technopole couvrira une superficie de 100 ha. D'autres projets de cyberparc sont prévus dans la région ouest algérienne, dans le grand Sud et à Annaba, dont le lancement des travaux pour ce dernier est prévu pour fin 2008.

Les réformes mises en place par les autorités se sont traduites par une augmentation considérable de la télédensité téléphonique globale, qui a atteint à la fin 2007 un taux de 84,6% alors qu'elle avoisinait 5,28% à la fin 1999.

Malgré les récentes avancées de la téléphonie mobile, la libéralisation du secteur des télécoms et l'arrivée d'une panoplie de nouvelles technologies sur le territoire algérien, d'autres préoccupations plombent le secteur.

En effet, la téléphonie fixe fait face à une croissance beaucoup plus modérée. Avec trois millions d'abonnés, la téléphonie fixe doit, pour attirer de nouveau clients, miser de plus en plus sur l'accès internet à haut débit.

Le haut débit connaît un développement appréciable mais risque de se faire dépasser par les nouvelles technologies sans fil et ADSL. À la fin 2007, près de 120 000 accès ADSL ont été introduits et on dénombre aujourd'hui 40 000 accès en technologie WiFi contre 100 000 accès en Wimax (Worldwide interoperability for microwave access).

« À l'heure actuelle, il y a quant même un manque flagrant de services technologiques en Algérie, mais l'Algérie peut combler cet écart en sautant directement à la prochaine phase technologique sans devoir passer par les étapes antérieures. Sachant que le domaine des télécommunications est générateur d'activités connexes, l'Algérie doit s'appuyer sur la croissance du mobile pour introduire de nouveaux services aux citoyens » confiait à OBG Hassan Kabbani, Directeur général d'Orascom Télécom Algérie.
Une autre préoccupation majeure est la réduction de la facture numérique, qui pèse de plus en plus lourd sur les ménages algériens. L'attribution d'une licence de téléphonie mobile de IIIème génération (3G) pourrait toutefois réduire la facture. Les autorités préparent actuellement les appels d'offre qui devraient être soumis dans le courant de l'année.(...)"

Tel. +33 4 96 11 67 60  
Projets & Services ANIMA