L'Algérie et la France souhaitent résoudre leur contentieux historique sur les assurances

10/03/2008
Source : les Echos
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

En visite en France, le ministre algérien des Finances devait signer une convention bipartite facilitant la réinstallation des compagnies d'assurance hexagonales en Algérie.


Selon Les Echos

Le ministre algérien des Finances Karim Djoudi effectue en France, au cours de laquelle doit être signée une convention réglant le contentieux franco-algérien sur les assurances, a-t-on annoncé de source officielle à Alger. [...]
Le contentieux franco-algérien sur les assurances est né en 1966, quatre ans après l'indépendance de l'Algérie, avec l'instauration d'un monopole public sur cette activité.

Les assureurs français ont dû arrêter leurs activités en Algérie et le gouvernement algérien a confié aux assureurs algériens le versement des rentes (accidents de travail) et l'indemnisation des sinistres. Paris souhaitait liquider rapidement ce contentieux en souffrance par un accord gouvernemental global, mais Alger voulait examiner la situation au cas par cas, une démarche plus longue. Le règlement de ce dossier devrait permettre la réinstallation d'assureurs français en Algérie, dont Axa, qui se disent intéressés par le marché. L'Algérie souhaite que des assureurs internationaux investissent directement dans cette activité peu développée en Algérie, qui se résume pratiquement aux assurances obligatoires (automobile et catastrophes naturelles). L'assurance vie et l'assurance habitation sont quasi inexistantes.

Les assurances en Algérie représentent moins de 1% du Produit intérieur brut (PIB), selon les chiffres officiels. "Nous pensons que l'investissement direct est à privilégier pour l'installation d'opérateurs étrangers sur un marché aussi vierge que celui de l'assurance en Algérie, sans cependant exclure les partenariats sur des produits spécifiques" entre ces opérateurs et les compagnies publiques algériennes, avait indiqué récemment M. Djoudi dans un entretien à l'AFP. Des assureurs européens (italiens, britanniques et espagnols), mais aussi américains sont sur les rangs pour s'installer sur le marché algérien, avait-il souligné. L'Algérie dispose de quatre grande compagnies publiques d'assurance, dont la doyenne, créée en 1963, est la Compagnie algérienne d'assurance et de réassurance (CAAR). L'Etat pourrait en ouvrir rapidement le capital.

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