L’Algérie à l’abri de la crise économique?

23/04/2009
Source : Econostrum
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Selon les dernières estimations, la machine économique algérienne a commencé à se gripper au premier trimestre 2009, forte dépendance aux hydrocarbures aidant.


Selon les dernières estimations, la machine économique algérienne a commencé à se gripper au premier trimestre 2009, forte dépendance aux hydrocarbures aidant. L'inflation a atteint 6,1% au premier trimestre 2009, du fait d’une forte hausse du coût des matières premières agricoles. Le taux de croissance de l’économie est quand à lui estimé à seulement 2,1% pour 2009. Si l’Algérie est moins affectée que d'autres par la crise financière internationale, elle subit néanmoins de plein fouet la chute du prix des hydrocarbures.

La balance commerciale de l’Algérie a fortement reculé. La facture des importations, établie à 9,42 milliards de dollars pour le premier trimestre 2009, est en hausse de 10% par rapport au premier trimestre 2008. Dans le même temps, les revenus des exportations patinent. Avec 10,74 milliards de dollars de recettes au premier trimestre 2009 (dont 10,45 milliards de dollars concernant les exportations d’hydrocarbures), le pays enregistre une baisse de 42% des revenus par rapport à la même période en 2008. En cause, l'effondrement des cours pétroliers, divisé par quatre en quelques mois. Un défi important pour un pays dont 97% des exportations sont liés aux hydrocarbures.

L’excédent de la balance commerciale qui s’est effondré, passant de 9,99 milliards de dollars au premier trimestre 2008 à 1,32 milliards de dollars l’année suivante. Selon les experts, l’équilibre budgétaire de l’Etat pourrait, en conséquence, être sérieusement remis en cause si la tendance reste à la baisse, ou si le gouvernement continue à laisser filer les dépenses publiques.

Toutefois, pour beaucoup, l'Algérie reste moins affecté que d'autres pays du Sud par le ralentissement économique mondial. Dans une récente étude sur les réformes en Algérie, intitulée "Nouveau regard sur la réforme", le cabinet britannique Oxford Business Group a salué les efforts du pays pour la mise en œuvre de réformes économiques audacieuses, appelant le gouvernement algérien à poursuivre dans cette voie au lendemain de la réélection du Président Abdelaziz Bouteflika.

"Tandis que la baisse des prix du baril a fait paraître la manne pétrolière lucrative de l’Algérie moins robuste que dans les années précédentes, l’entrée reportée de l’Algérie dans l’économie mondiale a permis au système financier du pays de rester relativement protégé contre les pires excès de la récession mondiale" indique l’étude. Une opinion partagée par le FMI, qui dans un récent rapport estime que l’économie algérienne reste exposée aux fameux actifs dits toxiques.

[Sources : Econostrum, El-annabi, La Nouvelle République, Xinhua]

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