L'Algérie veut remédier à son retard dans la qualité et l'efficacité de ses infrastructures portuaires

29/09/2008
Source : Oxford Business Group
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : BTP, immobilier, infrastructures

Après le port de Béjaïa en 2004, les autorités lancent le programme de modernisation du port d'Oran et envisagent d'ouvrir sa gestion ainsi que celle du port de Djendjen à des opérateurs privés.

Un vaste effort de la part des autorités algériennes est en cours pour enrayer le déficit de productivité des ports du pays. Ces derniers, qui souffrent de chaînes logistiques défaillantes, coûtent beaucoup aux sociétés de transport de marchandises. Le trafic portuaire  algérien peine à suivre la hausse des échanges internationaux. Or, l’Algérie dépend à 95% des voies maritimes pour ses échanges extérieurs.

C’est dans ce contexte que le gouvernement a entamé une politique de modernisation des infrastructures portuaires.

En 2004, la gestion du port de Béjaïa a été ainsi accordée à l’entreprise singapourienne Portek pour une durée de 20 ans. Une société est montée en JV; les autorités en détenant 51% des parts. Grâce à la création d'un nouveau terminal, la capacité du port va être portée à 250000 conteneurs/an.

En août dernier, un appel d’offres a été lancé concernant la faisabilité du projet de modernisation du port d'Oran. Ce projet vise à doter le port d’Oran de quatre grues de quai à conteneurs modernes, et à créer 600 mètres supplémentaires de quai (pour 182 millions de dollars) afin de pouvoir charger et décharger de 25 à 30 conteneurs par heure, contre 5 aujourd’hui. Semcha Mohamed, le directeur du port affirme que «le travail doit commencer d’ici 2009 ».

La modernisation du port passera également par la création d’un poste à quai de 900 mètres (431 millions de dollars). L’objectif final est de faire du port d’Oran un acteur significatif du trafic de transbordement le long de la côte sud de la Méditerranée. Il est également question de l’ouverture de la gestion du port d’Oran à des opérateurs privés.

En juillet dernier, le groupe maritime Dubaï Ports World a par ailleurs proposé 70 millions de dollars pour l’exploitation du port de Djendjen, puis 150 millions pour en moderniser les infrastructures. Le port de Djendjen, spécialisé dans le commerce des marchandises sèches, notamment des céréales, jouit de bonnes connexions routières et ferroviaires. Djendjen peut accueillir des bateaux de 120 000 tonnes.

Progressivement, c’est l’ensemble des infrastructures portuaires qui est repensé. Car l’Algérie sait qu’au vu de la place qu’occupe le transport maritime dans le commerce mondial de marchandises, elle se doit de se doter de ports modernes et efficaces si elle veut exploiter au mieux son développement et ses échanges extérieurs.

Source : Oxford Business Group
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