Le président algérien se rendra à Paris pour le lancement officiel de l'Union pour la Méditerranée

8/07/2008
Source : Le Monde.fr
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Près de 40 chefs d'Etat et de gouvernement des pays de la rive Nord et Sud de la Méditerranée viendront assister au sommet de lancement du l'UpM.


M. Bouteflika accepte finalement l'invitation au sommet de l'Union pour la Méditerranée

Par Le Monde.fr avec AFP

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a annoncé, lundi 7 juillet, qu'il sera bel et bien présent au sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée (UPM), qui doit avoir lieu dimanche 12 juillet à Paris. Après avoir multiplié les réserves à l'égard de ce projet, M. Bouteflika a attendu le dernier moment et une rencontre avec Nicolas Sarkozy, en marge du sommet du G8 au Japon, pour s'y rallier officiellement. Le chef d'Etat algérien était le dernier dirigeant arabe à n'avoir pas encore donné sa réponse à l'invitation de Paris.

Les autorités algériennes avaient exigé, au cours des dernières semaines, des éclaircissements sur la nouvelle entité qui doit succéder au processus euro-méditerranéen de Barcelone. Lors d'un Forum des pays de la Méditerranée, le 6 juin, le ministre des affaires étrangères algérien, Mourad Medelci, avait demandé des "clarifications sur les conséquences" de la présence d'Israël au sein de l'UPM. "Ce n'est pas l'UPM qui doit faire la normalisation [des relations] entre Israël et les pays arabes", avait-il notamment souligné.

"IL N'Y A JAMAIS EU DE RÉTICENCES, QUE DES POURPARLERS"

Alger avait également, selon la presse algérienne, posé d'autres "conditions" à sa participation à l'UPM : d'abord la reconnaissance par la France de ses "crimes" lors de la période coloniale, de 1830 à 1962, à laquelle Nicolas Sarkozy s'est jusqu'à présent refusé ; ensuite une "solution équitable et définitive" au conflit du Sahara occidental, sur lequel Paris défend une position plus proche de celle du Maroc. Les autorités algériennes s'étaient également déclarées "déçues" par l'arrimage de l'UPM à tous les pays de l'Union européenne, alors que seuls les riverains de la Méditerranée y avaient été initialement invités.

M. Bouteflika s'est refusé, lundi, à confirmer si certaines de ces réticences avaient été levées lors de son entrevue avec M. Sarkozy. "Il n'y a jamais eu de réticences, a-t-il simplement dit, il n'y a eu que des pourparlers". L'Elysée a également tenu à minimiser toute divergence entre les deux pays, faisant savoir que le président algérien avait retardé la confirmation de sa présence "pour pouvoir l'annoncer personnellement à Nicolas Sarkozy".

Les 27 pays de l'Union européenne et les 17 pays du pourtour méditerranéen non-européens seront donc présents à Paris, dimanche, la plupart représentés par leurs chefs d'Etat ou de gouvernement. La seule incertitude concerne la Turquie, qui n'a pas précisé l'identité de son représentant. Quant au dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, il sera absent, mais néanmoins représenté, assure l'Elysée.

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