Le Royaume mise sur la recherche-développement pour préparer son avenir

6/03/2008
Source : Le Matin
Pays de destination(s) : Maroc
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Le Maroc se distingue de la plupart des pays africains en consacrant environ 0,79% de son PIB à la recherche selon un rapport de la Commission économique pour l'Afrique.


Selon Le Matin

"Le Maroc figure parmi les pays africains qui consacrent une grande part de leurs PIB (0,79% pour le Royaume) à la Recherche-développement (R-D), un secteur qui joue un rôle déterminant dans la croissance économique, sociale et culturelle du pays, indique un document de la Commission économique pour l'Afrique (CEA). Selon ce document, distribué à la veille de la Conférence sur le "Partenariat scientifique avec l'Afrique", qui démarrera ses travaux mardi au siège de la CEA à Addis-Abeba, le Maroc, tout comme l'Afrique du Sud, la Tunisie, le Mozambique, Maurice et la RDC, a "réalisé des progrès en matière de R-D en dépassant le chiffre minimum de 0,4/0,5% du PIB consacré à ce secteur, fixé comme objectif lors de la conférence des ministres africains".

Le document, intitulé "Investir dans l'avenir : Dépenses de R-D en Afrique", note que le Maroc est parmi les rares pays africains dont les activités R-D "sont financées et exécutées par un large éventail de secteurs". Le secteur privé est actif au Maroc, où les dépenses de R-D sont un peu plus élevées que dans les autres pays africains, relève la même source. Il ressort des chiffres fournis par le document que l'Afrique compte l'effectif le plus faible des chercheurs dans le monde avec 1,1%, derrière l'Amérique Latine, les Caraïbes et l'Océanie (2,5% et 1,4% respectivement), alors que l'Europe compte 33,4% et l'Amérique du Nord 24,8%.

Les auteurs du document notent qu'en dépit de toutes les initiatives menées par les pays africains, très peu de progrès ont été accomplis en matière de promotion de la science et de la technologie en Afrique, comme le montre le faible nombre de chercheurs par millions d'habitants dans les pays africains et le maigre montant alloué aux dépenses totales de R-D de ces pays. En vue de s'intégrer efficacement dans l'économie mondiale de la connaissance, le document recommande la nécessité d'augmenter les dépenses de R-D et d'en contrôler attentivement l'utilisation, à travers la mise en place de mécanismes institutionnels permettant à la fois de coordonner les activités de R-D au niveau national et de recueillir des données pour suivre les progrès réalisés.(...) "

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