Le secteur de la finance et de la banque se renforce en Tunisie

23/09/2008
Source : Oxford Business Group
Pays de destination(s) : Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : Banque, assurance, autre services financiers

Un rapport du FMI publié en Juillet 2008 souligne que le ratio des créances douteuses des banques tunisiennes, bien qu'encore élévé, recule continuellement depuis 2004 sous l'implusion des autorités.


En publiant des résultats d'exploitations globalement positifs en 2008, le secteur bancaire tunisien démontre la solidité et la transparence de ses fondamentaux, même si l'effort d'assainissement doit être poursuivi. Le paysage bancaire tunisien comprend aujourd'hui quelque 43 institutions financières  (20 banques universelles, banques offshore,  sociétés d'affacturage et de crédit-bail).

Selon Oxford Business Group

La publication des résultats financiers pour le premier semestre 2008 fait ressortir, pour les principales banques tunisiennes, un résultat d'exploitation en hausse sensible, démontrant ainsi que les fondamentaux du secteur bancaire tunisien sont bons. La semaine dernière, la Banque de l'habitat, institution financière publique, a fait état, pour les six premiers mois de l'année 2008, d'une croissance de 50% de ses revenus, rendue possible grâce à une hausse des intérêts et des commissions bancaires perçues. (...)

Ces chiffres sont les bienvenus pour le secteur bancaire tunisien, qui a dû relever un certain nombre de défis ces dernières années. En effet, une grande partie des banques tunisiennes ont vu leurs résultats entachés par la part des créances douteuses (impayées) dans le total des engagements, qui est actuellement de l'ordre de 17,3% en moyenne, contre 5%, voire moins, dans les autres pays méditerranéens. Les prêts douteux sont en partie l'héritage d'un secteur bancaire traditionnellement attaché à financer des projets d'infrastructure publics à caractère industriel et commercial, mais ils reflètent aussi une mauvaise gestion prudentielle.(...)

Néanmoins, les principaux indicateurs du secteur financier national, qui représente une large portion de l'activité boursière, progressent de manière continue. Le dernier rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié au mois de juillet note que le ratio de créances douteuses demeure élevé mais que le secteur est en passe de prendre les mesures nécessaires pour améliorer la viabilité des prêts octroyés, comme en témoigne le recul du taux de créances douteuses depuis 2004, en diminution de 7 points. De plus, la Banque centrale s'est engagée à ramener ce taux à 15% d'ici à 2009 et s'efforce d'établir le taux de provisionnement des créances douteuses à hauteur de 70%, une mesure qui permettrait de conforter la résilience du système bancaire.

De surcroît, le secteur privé occupe une place de plus en plus importante sur le marché, sous l'impulsion du programme de privatisation. Bien que le processus de privatisation de la Banque Franco-Tunisienne ait été reporté, essentiellement dû à des considérations judiciaires et à une vérification de ses comptes, la cession d'une majorité du capital de la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK) au Groupe Caisse d'Epargne (GCE) a permis de donner un nouvel élan au processus de privatisation. L'offre de reprise du GCE par le gouvernement tunisien et koweitien - qui leur a permis d'acquérir 60% du capital de la BTK, ex-banque de développement, pour environ 240 millions de dollars - représente un exemple réussi de privatisation.(...)

Tel. +33 4 96 11 67 60  
Projets & Services ANIMA