L'encadrement croissant des IDE en Algérie inquiète les investisseurs

3/02/2009
Source : Tout sur l'Algérie
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Des consignes nouvelles d'accueil des investissements étrangers en Algérie, diffusées le 22 décembre 2008 par le Premier ministre, renforcent l'encadrement des IDE et inquiètent les investisseurs.

Des consignes nouvelles d'accueil des investissements étrangers en Algérie, diffusées le 22 décembre 2008 par le Premier ministre, M. Ahmed Ouyahia, renforcent l'encadrement des IDE et inquiètent les investisseurs.

Ces instructions obligent désormais les groupes étrangers à s'associer avec des entreprises nationales, les empêchant de détenir plus de 49% de parts dans leurs projets algériens. De plus, les dossiers d'IDE devront dorénavant être soumis au Conseil national de l'investissement (CNI) et non plus à l'Agence nationale de développement de l'investissement (ANDI). Les investisseurs étrangers devront enfin impérativement recourir au financement local.

Cette information révélée par Tout sur l'Algérie a suscité des réactions mitigées, à l'instar de celles de cet entrepreneur privé qui souligne que "ces trois mesures compliquent davantage les choses pour l'investissement étranger. Soumettre [un] projet d'investissement impliquant un partenaire étranger au CNI va provoquer des retards importants dans le traitement des dossiers. Le CNI, composé de ministres, n'a pas les structures nécessaires pour traiter rapidement toutes les demandes. Cela va renforcer la corruption. Les investisseurs seront tentés de faire des interventions auprès des politiques pour obtenir des avantages et des réponses rapides à leurs demandes [...]".

Selon le site d'information algérien, "l'obligation faite aux étrangers de s'associer avec des Algériens a également reçu un accueil mitigé de la part des patrons locaux. « On ne sait pas vraiment comment le gouvernement a pu prendre la décision de répartir le capital national entre au moins trois actionnaires pour permettre à l'étranger de rester majoritaire. C'est une gymnastique incroyable, inédite, extrêmement difficile à appliquer et qui va encourage le «copinage» dans les affaires», estime un économiste."
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