Les entreprises françaises cherchent à reprendre pied en Syrie

4/09/2008
Source : La Tribune.fr
Pays de destination(s) : Syrie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Certains groupes, dont Total, CMA-CGM, Lagarge et Vinci, attendent des avancées dans les négociations en cours grâce à la visite du Président de la République française en Syrie.

A part Total, peu de contrats en vue avec la Syrie

par Reuters, trouvé sur La Tribune.fr

Des discussions sont en cours entre des entreprises françaises et la Syrie mais la plupart n'en sont pas au point d'envisager la signature d'accords à l'occasion de la visite de Nicolas Sarkozy, mercredi et jeudi, a déclaré mardi la présidence française.

"Ça n'est pas un voyage économique, c'est une visite politique", fait valoir l'entourage du président français.

S'il y a des signatures, ce sera plutôt après la visite de Nicolas Sarkozy, comme ce devrait être le cas pour Total, présent en Syrie depuis une vingtaine d'années et dont les négociations paraissent les plus avancées.

"Il y aura, mais après la visite du président de la République, probablement la signature de contrats d'extension de périmètres d'exploration et d'exploitation" par Total, dit-on à l'Elysée.
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S'il était signé, le contrat porterait sur l'extension sur dix ans du permis d'exploitation du site de Deir Ez Zor, dans l'est de la Syrie, dit-on de source proche du dossier. Ce permis arrive à échéance en 2011.

La production de pétrole de Total en Syrie a atteint 29.000 barils par jours en 2007, a précisé à Reuters une porte-parole du groupe.

Jacques Saadé, P-DG de la CMA-CGM, troisième groupe mondial de transport par mer, sera aussi du voyage. Il est intéressé par le développement du port de Lattaquieh, pour lequel les négociations sont aussi en cours.
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Le groupe Vinci discute pour sa part de la modernisation de l'aéroport de Damas, un sujet déjà ancien.

Des négociations engagées par Lafarge pour la construction des deux premières cimenteries privées en Syrie semblent plus avancées - "Ça avance bien mais tout ça n'est pas encore finalisé du tout", dit l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Si ces négociations aboutissaient, Lafarge deviendrait le premier investisseur étranger en Syrie, hors secteur pétrolier.

Malgré des relations politiques et culturelles de longue date entre les deux pays, les échanges économiques entre la France et la Syrie restent faibles. Selon l'Elysée, la Syrie n'est que le 71e client de la France et son 57e fournisseur.

Emmanuel Jarry, édité par Sophie Louet
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