Les pays du Maghreb ne parviennent pas à instaurer le libre-échange

25/02/2009
Source : Jeune Afrique
Pays de destination(s) : Algérie, Euromed, Jordanie, Libye, Maroc, Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

En matière commerciale, les pays du Maghreb peinent à ouvrir leurs frontières, loin des ambitions affichées par les dirigeants pour réaliser une intégration économique régionale

En matière commerciale, les pays du Maghreb peinent à ouvrir leurs frontières, loin des ambitions affichées par les dirigeants pour réaliser une intégration économique régionale

Lors du 20éme anniversaire de l'Union du Maghreb Arabe (UMA), des experts ont souligné la faiblesse du commerce interrégional, qui représente moins de 3% des échanges entre l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, la Maroc et la Tunisie. La grande majorité des échanges de ces pays s’effectue avec l’Union européenne, à hauteur de 80%.

Les difficultés rencontrées dans l'instauration d'une zone économique intégrée sont également perceptibles dans l’application de l’accord de libre-échange d’Agadir. D’après l’analyse du chercheur Errachid El Majidi, développée dans le journal en ligne Afrik.com, l’objectif du libre-échange, par la suppression des barrières non tarifaires, ne parvient pas à s’appliquer du fait d'obstacles structurels. Signé en février 2004 et entré en vigueur en avril 2007 entre le Maroc, l’Egypte, la Jordanie et la Tunisie, l’accord "a du mal à produire les effets escomptés".

Le modèle d’une zone de libre-échange apparaît pourtant très attractif, avec un marché commun potentiel de 90 millions de consommateurs. Le ministre tunisien du Développement, M. Mohamed Nouri Jouini, constate que le potentiel inexploité demeure élevé, alors qu'une hausse des échanges contribuerait à une amélioration de la croissance et à une réduction du chômage dans les pays concernés. Cité par l'hebdomadaire Jeune Afrique, il déclare : "nos économies sont complémentaires et la région renferme près de 3% des réserves mondiales en pétrole, 4% des réserves en gaz naturel et 50% des réserves prouvées en phosphates". Une intégration régionale permettrait non seulement de répondre aux enjeux agricoles et environnementaux, mais aussi de pallier les insuffisances des moyens de transports.
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