L'espoir de paix renaît au Proche Orient

9/06/2009
Source : Le Monde
Pays de destination(s) : Palestine, Egypte, Euromed, Israël
Secteur(s) concerné(s) : Autre ou non spécifié

Le discours de Barack Obama au Caire le 4 juin 2009, et le déroulement sans heurts des élections législatives libanaises le 7 juin 2009, laissent présager le commencement d'une ère nouvelle sous le signe de la détente au Proche et au Moyen Orient.


Le discours de Barack Obama au Caire le 4 juin 2009, et le déroulement sans heurts des élections législatives libanaises le 7 juin 2009, laissent présager le commencement d'une ère nouvelle sous le signe de la détente au Proche et au Moyen Orient.

Le discours prononcé par Barack Obama au Caire est porteur d’espoir quant à l’établissement de relations pacifiques entre les Etats-Unis et le monde musulman. Prônant un "nouveau départ", il déclare que "l’Amérique n’est pas et ne sera jamais en guerre contre l’Islam". Défendant la réconciliation entre les peuples, il a, dans le même temps, fait preuve de fermeté à l’égard d’Israël et de l’Iran. Le président américain a affirmé son soutien à la création d’un Etat palestinien, et dénoncé la colonisation israélienne, tout en rappelant le "lien inébranlable" existant entre les Etats-Unis et l’Etat hébreu. Durant son intervention, l'hôte de la Maison Blanche a insisté sur la nécessité de préserver la coexistence entre les religions et cultures, citant quelques versets du Coran. [Sources : Libération, Le Nouvel Obs]

Au Liban, les élections législatives ont été remportées par la majorité sortante menée par M. Saad Hariri. Dans un pays miné par les divisions internes, la communauté internationale a salué le bon déroulement du scrutin. Signe de maturité démocratique, ces élections ont été marquées par une très forte participation et par l'absence de heurts. La liste du 14 Mars a revendiqué la victoire dans la nuit du dimanche 7 juin. Pour M. Saad Hariri, "il n'y a ni vainqueurs ni vaincus dans ces élections, les seuls vainqueurs sont la démocratie et le Liban". En face, le Courant patriotique libre (CPL), dirigé par le général à la retraite M. Michel Aoun et principal allié chrétien du Hezbollah chiite, a admis son échec. Le 8 juin au soir, c’est le chef du Hezbollah, M. Hassan Nasrallah, qui déclarait qu'il acceptait les résultats.

La France s’est félicitée du bon déroulement des élections et a souligné la vitalité de la démocratie libanaise, dans un communiqué diffusé le lundi 8 juin par le ministère des Affaires étrangères. Mais tout reste à faire dans le pays du Cèdre, qui a connu plusieurs années de guerre civile et de tensions avec ses voisins. 

Le Liban a connu 18 mois de blocage politique après la démission des ministres chiites du gouvernement d'union nationale en novembre 2006. La tension est montée d'un cran au mois de mai 2008, avec l'opération menée par le Hezbollah. Après les élections de juin 2009, les principales forces politiques devraient s'asseoir autour de la table pour mettre en oeuvre les nouvelles institutions. [Sources : Le Monde, Le Figaro]

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