Maghreb : entre qualité et quantité, les potentiels de la filière oléicole

13/02/2009
Source : African Manager
Pays de destination(s) : Maroc, Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire

L'olive, culture historique en Méditerranée, reste une source importante de revenus, comme en Tunisie, 4éme producteur mondial, et d’innovation, comme au Maroc où se développe un label de qualité.

L’olive, culture historique en Méditerranée, reste une source importante de revenus, comme en Tunisie, 4éme producteur mondial, et d’innovation, comme au Maroc où se développe un label de qualité.

La production tunisienne d’olives devrait atteindre entre 700 et 800.000 tonnes durant la saison 2008-2009, soit une production d’huile proche de 150.000 tonnes. Ce chiffre annonce une baisse par rapport à 2007-2008, une année où la Tunisie a produit environ 200.000 tonnes d’huile d’olive, selon les chiffres présentés fin 2008 dans le cadre de l’Union Nationale de l’Agriculture et de la Pêche (UTAP). Forte de cette production, la Tunisie, qui compte 70 millions d’oliviers, se hisse au quatrième rang mondial derrière l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Le secteur emploierait directement ou indirectement autour de 309.000 personnes dans le pays. [Source : African Manager]

Derrière la quantité, des initiatives sont également prises au Maghreb en vue d’améliorer la qualité des huiles produites pour accéder à de nouveaux marchés. C’est par exemple ce que recherche Youssef Gardam, qui a développé sa production au Maroc sur les "Terroirs de Volubilis". Dans une récente enquête, Eco Nostrum explique comment cet entrepreneur vient d’acquérir une licence « Première Pression » (créée par Olivier Baussan, fondateur d’Oliviers & Co et de l’Occitane) et vise, à terme, la création d’un label de qualité "Maghreb".

L’objectif de M. Gardam est de fédérer de petits producteurs marocains, tunisiens et algériens, de lancer une marque et de la commercialiser à l’international, un projet dans lequel il investit 544.000 euros. Une première boutique devrait voir le jour au Maroc en avril 2009, suivie d’une seconde à Paris en 2010. Youssef Gardam raconte sa démarche : "On s’imagine que l’huile d’olive marocaine est trop acide à cause de la variété d’olive locale, la Picholine, explique t-il. C’est faux. En changeant les techniques de trituration, je suis parvenu à faire une huile de très grand cru." Résultat : "aujourd’hui, les Terroirs de Volubilis comptent 25 hectares d’oliviers dans la région de Safi et produisent quelque 50 000 litres d’huile d’olive par an, dont 90% partent à l’exportation, en Europe, aux Etats-Unis, au Japon, en Arabie Saoudite ou à Dubaï. La bouteille de 500 ml est vendue aux alentours de 15 euros." [Source : Eco Nostrum]

La secteur oléicole marocain produit environ 50.000 tonnes d'huile d'olive et 560.000 tonnes d’olives chaque année.
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