Malgré la crise, les ventes automobiles devraient se maintenir en Algérie

25/03/2009
Source : Econostrum
Pays de destination(s) : Algérie, Maroc
Secteur(s) concerné(s) : Constructeurs automobiles & équipementiers

Si le marché automobile algérien demeure attractif pour les ventes, le secteur automobile du Maroc est plus incertain face aux effets de la crise économique mondiale.
Le marché automobile algérien demeure attractif pour les ventes, avec 200.000 véhicules vendus chaque année, et des importations qui s’élèvent à 2,8 milliards de dollars par an (soit 10% des importations totales du pays), avec les achats de pièces détachées. Le secteur automobile semble résister à la crise économique. Au mois de janvier 2009, le secteur a connu une croissance de près de 50%. Selon le quotidien économique Econostrum, reprenant les données de l’AC2A (Association des Concessionnaires Automobile Algériens) "le groupe Renault se place en haut du podium avec une augmentation de ses ventes de 30% par rapport à la même période en 2008. Peugeot Algérie arrive en seconde position avec une progression de 49%."

Si le marché algérien est essentiellement caractérisé par les ventes, il intéresse de plus en plus les constructeurs. Le gouvernement travaille actuellement sur l’implantation d’une usine de fabrication ou de montage, et serait en négociations avec des groupes européens et asiatiques. D’après le président de la Société nationale des véhicules industriels (SNVI), M. Mokhtar Chahboub, une industrie automobile locale en Algérie est techniquement possible d’ici à 2015. L’Etat doit cependant réduire les mesures contraignant les investissements étrangers, et favoriser l’émergence d’une sous-traitance locale.

Le marché marocain est plus incertain, avec à la fois la création et la suppression de projets. Ainsi, l’entreprise Nissan s’est retirée du projet industriel de Tanger, laissant Renault seul aux commandes. Le constructeur français ne devrait proposer que des modèles dérivés de la Logan. Dans le même temps, l'équipementier américain Delphi vient d’ouvrir sa deuxième usine dans la zone franche de Tanger, spécialisée dans la fabrication de câbles pour automobiles.

Selon le directeur de l’Association Marocaine de l’Industrie du Commerce de l’Automobile (Amica), M. Mohamed Ouzif, cité par Econostrum, "les sous-traitants automobiles au Maroc accusent une baisse d’activité de l’ordre de 20 à 30%". Le secteur devrait cependant bénéficier du plan anti-crise mis en œuvre par le gouvernement. D’un montant de 1,3 milliard de dirhams (environ 115 millions d'euros), il a pour objectif de maintenir le niveau de l’emploi et de soutenir le financement des entreprises industrielles les plus touchées par la crise.
Tel. +33 4 96 11 67 60  
Projets & Services ANIMA