Maroc

Panorama général

Le Maroc dépasse en 2013 et pour la première fois de son histoire la barre des 3 milliards de dollars de flux d’IDE entrants (CNUCED), enregistrant en outre une progression solide de 24% par rapport à 2012. Les intentions d’investissement bondissent également pour atteindre un niveau jamais atteint depuis la création de l’observatoire ANIMA-MIPO (plus de 7,5 Md€). Le nombre de projets annoncés est toutefois plus faible qu’au cours des trois années passées (91 contre 120 en 2012). 

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La baisse du nombre de projets détectés s’explique par une moindre activité des investisseurs européens : même s’ils sont toujours majoritaires, leur implication est relativement faible par rapport aux années précédentes, et proche de son plus bas niveau, atteint en 2009 (53 projets). Sans surprise, les investisseurs de la région MED se font également plus discrets en cette période de bouleversements régionaux, tandis que toutes les autres régions du monde maintiennent leur niveau d’engagement. La très forte hausse attendue des flux investis est quant à elle liée à des annonces record en provenance du Golfe et tout particulièrement des Emirats, dans les secteurs traditionnellement visés (tourisme, BTP) mais également dans des secteurs à plus forte valeur ajoutée pour l’économie du pays, comme les médicaments (entrée d’Abraaj Capital au capital du laboratoire Steripharma) et l’énergie (2 tranches électriques au 'charbon propre' à Jorf Lasfar à l’initiative de Taqa). Les télécoms attirent également une méga annonce avec le rachat de Maroc Telecom au français Vivendi par Etisalat. L’extension des activités de la compagnie aérienne Etihad Airways au Maroc atteste de ce renforcement des liens économiques entre les deux pays.
A l’échelle nationale, plusieurs secteurs confirment le renforcement de leur attractivité : l’automobile (encore 12 annonces en 2013, dans le sillage de l’arrivée de Renault à Tanger en 2010), et l’aéronautique (8 annonces françaises), deux secteurs phares du pacte national Emergence, mais également l’énergie (essentiellement pour l’exploration de nouveaux gisements offshore) et les transports - logistique.
Les investisseurs étrangers ont en revanche davantage boudé les secteurs du tourisme, de la banque (alors que le Maroc poursuit sa montée en puissance sur le continent africain) mais aussi de services aux entreprises, pourtant habituellement en tête de palmarès.
 
Plusieurs initiatives sont venues conforter la stratégie marocaine d’ouverture vers de nouveaux marchés, dont la conclusion d’un nombre substantiel d’accords relatifs à l’encouragement et la protection réciproques des investissements (avec des pays d’Europe du nord et centre orientale notamment) et d’accords de coopération économique, et l’adoption d’un mécanisme de règlement des différents avec l’Union européenne.
Ces initiatives, couplées à des réformes visant à améliorer le climat des affaires et l’attractivité du pays, ont valu au Maroc plusieurs distinctions, à commencer par une progression de 8 places dans le classement Doing Business 2014 de la Banque mondiale. Trois réformes sont à l’origine de cette nouvelle avancée : la réduction des droits d’enregistrement pour la création d’entreprises, la réduction du temps d’enregistrement des propriétés et la simplification du paiement des impôts grâce à l’e-paiement. L’Agence de développement des investissements (AMDI), qui a poursuivi en 2013 le développement de ses services d’after care et l’organisation de roadshows internationaux,  a reçu le prix de la meilleure Agence de Promotion des IDE de la région MENA en 2013. La revue fDi publiée par le quotidien britannique Financial Times a enfin désigné le Maroc comme le deuxième pays le plus attractif du continent africain en 2013, saluant tout particulièrement sa stratégie de développement des infrastructures.
 
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