Orascom Telecom et Telecom Egypt toujours en difficulté dans la téléphonie fixe

4/09/2008
Source : La Kabylie.com
Pays de destination(s) : Algérie
Secteur(s) concerné(s) : Télécommunications & internet

Alors que Djezzy, opérateur mobile algérien est un bijou du groupe Orascom, Lacom, la JV avec TE dans le fixe, ne parvient pas à démarrer, dans un environnement concurrentiel trouble.

Lacom fait perdre à Orascom 30 millions de dollars

par La Kabylie.com

Alors que sa filiale algérienne de téléphonie mobile Djezzy affiche des résultats qui la placent comme la meilleure entité du groupe, Orascom Télécom ne connaît pas autant de succès avec sa filiale de téléphonie fixe Lacom, détenue à parts égales avec Telecom Egypt.

Orascom Telecom qui a rendu publics avant-hier ses résultats pour le premier semestre 2008 avec des revenus en baisse de 4 % par rapport à la même période de l’année dernière, a imputé une partie de ses contre-performances à sa filiale algérienne Lacom. Le groupe a en effet parlé de pertes de l’ordre de 30 millions de dollars sur sa licence de téléphonie fixe en Algérie mais n’a pas donné plus de détail.

Depuis l’acquisition de la licence en 2005 pour un montant de 65 millions de dollars, les deux opérateurs égyptiens n’ont cessé de se plaindre de l’environnement dans lequel ils opéraient en Algérie, mettant en avant ce qu’ils ont qualifié de «concurrence déloyale» et accusant l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications de favoriser l’opérateur historique Algérie Télécom.

Ainsi, après à peine quelques mois d’activité, Lacom est quasiment à l’arrêt aujourd’hui dans l’attente que le gouvernement algérien prenne des décisions en sa faveur.

Delilah Heakal, vice-présidente de la recherche au sein du cabinet Pharos Securities, a déclaré dans la presse égyptienne que le groupe Orascom a «toujours des problèmes avec son activité de téléphonie fixe en Algérie. Le gouvernement algérien a indiqué qu’il prendrait une décision à ce sujet avant la fin de 2008 mais le groupe a déjà perdu 30 millions de dollars».

L’autre actionnaire du groupe Telecom Egypt est également en stand-by en attendant d’y voir plus clair. En mars dernier, Akil Beshir, le P-DG du groupe avait avancé que «les différends avec le gouvernement algérien sur ce dossier ont été réglés». Il avait même ajouté quelques semaines plus tard que le groupe pourrait «considérer l’augmentation de ses investissements en Algérie». Il était toutefois revenu sur ce dossier le mois dernier pour admettre que son groupe «pourrait vendre ses parts de 50 % dans Lacom s’il ne parvenait pas à un accord avec les autorités algériennes».

L’ancien ministre de la Poste et des Télécommunications, M. Boudjemaâ Haïchour, avait dans l’une de ses sorties médiatiques laissé entendre que Telecom Egypt avait racheté à son partenaire Orascom ses parts de Lacom pour devenir le seul actionnaire dans cet opérateur, ce qui n’a jamais été confirmé par la suite. M. Haïchour qui considérait que l’échec de Lacom était dû seulement «au mauvais choix de la stratégie adoptée» avait affirmé que des propositions de solutions ont été étudiées lors de la visite en Algérie de son homologue égyptien Tarek Kamil pour permettre à Lacom de s’installer et de se développer durablement en Algérie.

S. B.
Source : Le jeune Indépendant
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