Première session de la Conférence de l’Union africaine des ministres des Transports à Alger

30/04/2008
Pays de destination(s) : Algérie, Egypte, Libye, Maroc, Tunisie
Secteur(s) concerné(s) : BTP, immobilier, infrastructures

Le plan stratégique "relier l'Afrique" ayant pris fin en 2007, la période 2008-2012 sera consacrée à la réalisation de diagnostics et de projets en vue de solliciter les bailleurs de fonds.

"Transport aérien : les liaisons africaines et le monopole"

Par le Journal Chrétien, d'après le Quotidien d'Oran, Mohamed Mehdi

"La première session de la Conférence de l’Union africaine des ministres des Transports a pris fin, hier, après deux journées de travaux, précédées par trois autres journées de réunions au niveau des experts, par l’adoption de la Déclaration d’Alger et de quatre plans d’action pour les sous-secteurs aérien, maritime, routier et ferroviaire. La rencontre a été clôturée par un point de presse du ministre algérien des Transports.

Mohamed Maghlaoui considère cette première session de « véritable acte constitutif » de la Conférence de l’Union africaine des ministres des Transports (CMAT) dont l’Algérie assure la présidence pendant deux années. Pour le ministre, le Plan stratégique 2004-2007, dénommé « relier l’Afrique », qui consiste à développer des liaisons physiques dans les différents secteurs du transport dans le continent, a rencontré deux sortes de problèmes. Le premier est d’ordre organisationnel, qui est en voie d’être complètement réglé, notamment, après la rencontre d’Alger qui a vu l’adoption du règlement intérieur de la CMAT. Le second est à caractère financier. Mais, concernant ce dernier volet, le ministre estime qu’il faut, d’abord, présenter des études et formuler des projets avant de prétendre solliciter les bailleurs de fonds. Le plan de travail 2008-2012 adopté, hier, par les ministres des Transports et les représentants de 41 Etats africains, devrait permettre de formuler les besoins du continent en matière d’infrastructures.

Sur des questions propres à l’Algérie, le ministre a indiqué que le pays a un besoin de financement de l’ordre de 18 milliards de dollars pour des infrastructures de transport. Interrogé sur les liaisons aériennes d’Air Algérie vers l’Afrique, Maghlaoui, qui regrette que les participants africains ont dû transiter par des pays d’Europe ou de Moyen-Orient pour venir à la réunion d’Alger, a rappelé que la compagnie aérienne nationale avait, dès les années 70, investi ce marché, mais faute de rentabilité, certaines liaisons ont été supprimées. « La compagnie étudie la possibilité de revenir sur certaines destinations africaines et cherche les solutions les plus rentables »."
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