Rapport officiel sur les risques pesant sur le développement des services offshore aux entreprises

2/10/2008
Source : Aujourd'hui Le Maroc
Pays de destination(s) : Maroc
Secteur(s) concerné(s) : Ingénierie & services aux entreprises

Le gouvernement évoque le besoin d'assurer une protection effective des données personnelles des clients, la pénurie de main d'oeuvre qualifiée, la concurrence internationale sur les coûts salariaux, etc.

Une étude récente de la Direction des études et des prévisions financières du Ministère de l’Economie et des Finances fait le tour des risques qui pèsent sur le développement du secteur des services offshore aux entreprises et de la relation-clientèle, que les Marocains appelle « offshoring ».

Le premier de ces risques provient du manque de protection des données personnelles des clients finaux, principalement européens. Or les directives européennes comme la loi française exigent la protection de ces données par les pays depuis lesquels les services sont fournis.

Le Maroc devrait donc sans tarder adopter une loi en matière de protection de données personnelles et constituer un équivalent de la commission française « Informatique et Libertés », chargée de veiller aux droits fondamentaux des consommateurs.

Un autre risque tient à la surchauffe observée sur le marché marocain de l’emploi : le secteur connaît un réel essor mais peine à recruter les compétences nécessaires à son développement, ce qui crée des tensions sur les salaires des personnels expérimentés. Les efforts des autorités publiques pour accroître la qualité des formations et multiplier le nombre de diplômés vont dans le bon sens, tandis que les nombreuses entreprises contraintes de prendre en charge elles-mêmes la formation de leurs ingénieurs et techniciens bénéficient d’une prise en charge par l’Etat d’une partie de ces dépenses. Une autre piste concerne le réservoir de compétences des Marocains résidents à l’étranger, qu’il s’agit de convaincre de retourner dans leur pays d’origine.

La concurrence internationale et régionale se fait rude, mais selon Mounir Siraj, du journal Aujourd'hui Le Maroc, le pays reste dans la course :

« [Ces problèmes peuvent être surmontés] par la mise en place des différentes recommandations relatives à ce secteur d’activité. Dans tous les cas de figures, le Maroc peut tirer plus de profit du commerce de ces services, en profitant de sa proximité géographique, culturelle et linguistique, la disponibilité des ressources humaines, la qualité des infrastructures d’accueil et de télécommunication et l’évolution de l’environnement des affaires vers les standards internationaux, pour confirmer son leadership dans ce domaine. »
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