Succès de la Conférence des investisseurs: 1 200 businessmen se penchent sur les opportunités palestinennes

23/05/2008
Source : IsraelValley
Pays de destination(s) : Palestine
Secteur(s) concerné(s) : Agro-alimentaire, Autre ou non spécifié, Banque, assurance, autre services financiers, BTP, immobilier, infrastructures, Ingénierie & services aux entreprises, Logiciels & prestations informatiques, Télécommunications & internet, Tourisme, restauration

Le high tech était au coeur de l'opération, avec 3 projets dans le WiMax en Cisjordanie et les fibres optiques à Gaza, un parc technologique, un call center à Jérusalem, un incubateur technologique à Gaza.

ISRAEL BETHLEHEM - SUCCES pour la PALESTINE : 1 200 businessmen en provenance des pays arabes, mais aussi d’Europe, des Etats-Unis ou d’Israël


Lors de la Conférence des investisseurs de Bethlehem, qui devait s’achever ce Vendredi 23 mai, par le discours de clôture du Ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, les Palestiniens ne se sont pas contentés de lancer des messages généraux aux 1 200 businessmen en provenance des pays arabes, mais aussi d’Europe, des Etats-Unis ou d’Israël réunis pour l’occasion.


Par Nathalie Harel, IsraelValley

Lors de cet évènement sans précédent, initié par le premier Ministre palestinien Salam Fayyad, et sponsorisé entre autres par les sociétés Intel ou Cisco, le message a été clair : les investisseurs privés doivent prendre le relais des pays donateurs dans tous les secteurs de l’économie : agriculture, finance, infrastructures, tourisme et technologies de l’information.

Sur la centaine de projets présentés à Bethlehem, nécessitant au total un apport de 2 milliards de dollars, une quinzaine concerne la sphère « high tech » avec entre autres, trois propositions pour introduire le Wi Max en Cisjordanie et les fibres optiques à Gaza, un concept de parc technologique, un call center dans Jérusalem Est, un incubateur technologique gazaoui etc.

Selon Ala Alaeldeen, le président l’association palestinienne des technologies de l’information (PITA), qui compte 80 membres, quelques 270 entreprises technologiques opèrent dans les Territoires Palestiniens, dont certaines pour le compte de groupes étrangers.

« Dans ce domaine, notre point fort reste le capital humain : un vivier de 36 00 professionnels des technologies de l’information, sans compter 17 000 étudiants actuellement inscrits dans la filière », a précisé ce responsable à Bethlehem, dans une salle pleine à craquer.

En outre, en raison du faible coût de ses ingénieurs, la Cisjordanie peut jouer la carte de « l’outsourcing », sans trop pâtir des restrictions à la liberté de circulation des hommes et des marchandises imposés par les autorités israéliennes.

En revanche, le principal handicap du « high tech » palestinien tient à l’absence de fonds de capital risque susceptible d’accompagner les « start up » de Naplouse ou de Ramallah.

Mais les choses sont en train d’évoluer : il y a quelques jours la présidente de l’association israélienne du capital risque, Orna Berry, Yadin Kaufmann, le fondateur du fonds Veritas, et le patron de la compagnie de Telecom palestinienne Pal Tel, Abdel Malik Jaber, ont annoncé la création du premier fonds de capital risque palestinien, doté de 50 millions de dollars, pour un portfolio initial de 10 à 15 sociétés.

But de la manœuvre : s’inspirer de l’expérience israélienne Yozma (un programme qui a servi rampe de lancement de l’industrie du venture capital dans l’Etat hébreu), pour la dupliquer en Cisjordanie.

N.H.

La Palestine high tech en chiffres :

Un réservoir de 3 600 ingénieurs

81% de la population détient au moins un téléphone portable, 32,8% possède un ordinateur et 16% dispose d’un accès Internet

400 000 internautes palestiniens, 62 000 intéressés par une ligne ADSL
 
Tel. +33 4 96 11 67 60  
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