Transport : L'Etat lance un appel au secteur privé pour contribuer à la modernisation des infrastructures

20/05/2008
Source : Le Matin
Pays de destination(s) : Maroc
Secteur(s) concerné(s) : BTP, immobilier, infrastructures

"L'expertise du secteur privé, son savoir-faire, ses ressources et ses capitaux sont évidemment plus que nécessaires(...)" explique le ministre marocain du Transport.


Selon Le Matin

Le gouvernement envisage de réaliser, durant la période 2008-2012, un programme d'infrastructures de transport de 120 milliards de dirhams, a souligné le ministre de l'Equipement et du Transport, Karim Ghellab.Ces investissements portent sur plusieurs projets et programmes d'envergure, tels le complexe portuaire Tanger-Med, la modernisation et l'extension du réseau ferré classique et le lancement de la réalisation de la première ligne du TGV entre Tanger et Casablanca, a expliqué M. Ghellab, lundi à Marrakech, à l'ouverture des travaux des 36es journées d'études de l'Association européenne professionnelle des Sociétés concessionnaires d'autoroutes et d'ouvrages à péage (ASECAP) initiées sous le thème "Infrastructures routières européennes au-delà des frontières : marché, concurrence et transport durable en tant que facteurs de développement pour le secteur".

Ils portent aussi sur le développement des capacités aéroportuaires nationales pour accueillir 30 millions de passagers en 2010, l'adaptation des liaisons du réseau routier au réseau autoroutier par la réalisation d'un programme important de voies expresses (630 km) et l'achèvement du premier schéma directeur des autoroutes (1.500 km). Evoquant le réseau routier concédé, le ministre a tenu à rappeler que le Maroc a procédé, depuis le milieu des années 80, à la définition et la mise en œuvre d'un plan de développement permettant de relier les principaux pôles économiques.

Il a fait savoir, dans ce sens, que le rythme de réalisation des autoroutes et le volume des investissements ont connu, depuis le démarrage du programme, une évolution progressive et notable, passant de 40 km/an dans les années 90, à 100 km/an entre 2002 et 2005 pour atteindre actuellement 160 km/an, avec un investissement annuel moyen qui est passé de 600 millions de DH à plus de 4 milliards de DH. M. Ghellab a, par ailleurs, indiqué que les recettes de péage constituent un excellent levier pour mobiliser les ressources financières et mettre en place les financements requis pour la réalisation des autoroutes projetées dans le cadre du premier schéma directeur national autoroutier.

"Les ressources financières, ainsi mobilisées, représentent actuellement près de 80% des coûts de l'investissement dans le programme de réalisation des autoroutes", a précisé le ministre, relevant que le système de péage ne se limite pas uniquement à la mobilisation des fonds de financement pour les nouveaux tronçons autoroutiers, mais contribue également à la régulation du trafic et l'orientation des flux de transport.(...) "L'expertise du secteur privé, son savoir-faire, ses ressources et ses capitaux sont évidemment plus que nécessaires pour asseoir sur de solides bases le partenariat public-privé recherché pour le développement harmonieux du secteur", a conclu M. Ghellab.

Le président de l'Association Européenne Professionnelle des Sociétés concessionnaires d'autoroutes et d'ouvrages à péage (ASECAP), Fabrizio Palenzona, s'est félicité, pour sa part, de la tenue au Maroc de ces journées organisées pour la première fois dans un pays du sud de la Méditerranée. Après avoir donné un aperçu sur le système des autoroutes et de péage en Europe et leur flexibilité, M. Palenzona a qualifié le système marocain de "succès" et de "référence".

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