Tunisie

Panorama général

Après une année de rebond en 2012 (+3,6%), la croissance s’est essoufflée en 2013 (+2,6%) en raison de la longueur et de la difficulté du processus de transition démocratique enclenché. Certains IDE annoncés en 2012 ont été mis en attente et les investisseurs sont restés plus frileux en 2013. La forte baisse enregistrée, aussi bien en montant qu’en nombre de projets, est également due à un ralentissement des acquisitions et privatisations par rapport à 2012.

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Parmi les quelques opérations de ce type enregistrées en 2013, on citera la cession de 50% de la Tunisian Qatari Bank (TQB) à la Qatar National Bank et l’entrée au capital d'Amen Bank par la Société financière internationale (SFI) de la Banque mondiale.
Le secteur de l’énergie reste le principal pourvoyeur d’IDE, avec dix projets d’exploration-production pétrolière et gazière et la création d’une filiale locale par le groupe Fire Energy, basé à Madrid et spécialisé dans le solaire. Les télécoms et internet, très dynamiques ces dernières années, n’ont attiré aucun investissement majeur en 2013. La banque-assurance, le transport-logistique et les services aux entreprises sont quant à eux restés relativement actifs, malgré la baisse générale du secteur des services.
Les compétences de la Tunisie en matière d’ingénierie et d’équipements pour les secteurs automobiles, ferroviaires et aéronautiques ont par ailleurs attiré de nouveaux investissements d’entreprises allemandes (Leoni Wiring Systems et ThyssenKrupp), française (Airbus) et belge (Préfarails). Enfin, deux mégaprojets immobiliers et touristiques ont été annoncés : la construction par le libyen Lafico d’une à deux tours de plus de 30 étages aux Berges du Lac, comprenant un hôtel 5 étoiles, des bureaux et centres commerciaux, ainsi que la relance du Tozeur Desert Resort par Diar, une filiale de la Qatar Investment Authority (QIA).
En matière d’origine, les Européens restent les premiers investisseurs en Tunisie, aussi bien en montant qu’en nombre de projets, loin devant les pays du Golfe. Ces tendances générales s’observent également au niveau des partenariats, qui ont connu une baisse significative en 2013. 
 
Après 14 mois de travaux, le projet du nouveau code d’investissement a été adopté en Conseil des ministres en novembre 2013. A travers ses 56 articles, il visait à simplifier les procédures, introduire davantage de transparence et d’efficacité, et renforcer les garanties pour les investisseurs. Soumis en janvier 2014 à l’Assemblée, ce projet a finalement été retiré par le gouvernement de Mehdi Jomaa suite à de vives contestations. L’élaboration de la nouvelle version devrait être confiée au prochain gouvernement.
La loi de finance 2014 comprenait néanmoins un certain nombre de mesures favorables aux investissements étrangers et partenariats internationaux : la réduction de 15% à 5% du taux de la retenue à la source (RAS) sur les rémunérations provenant d’opérations d’exportation ; l’exonération de la RAS sur les redevances payées par les entreprises totalement exportatrices à des personnes non résidentes en Tunisie ; la réduction du coût des investissements et l’encouragement à l’emploi.
De son côté, l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA) a intensifié ses actions de promotion : elle a redéfinit des priorités géographiques et sectorielles, ciblé davantage les Tunisiens résidant à l’étranger, renforcé ses bureaux en Europe et ouvert des nouvelles représentations à Ankara et Doha. Elle a également mis en place un dispositif d’appui aux investisseurs déjà implantés afin de les aider dans leur recherche de partenaires et dans le développement de leur activité.
 
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Ce plaidoyer s’appuie sur une série de consultations du secteur privé, menées à la fois auprès de hauts talents de la diaspora en Europe et aux Etats-Unis et de « repats », les entrepreneurs de la diaspora réinstallés en Tunisie. Il s’appuie également sur des travaux d’étude sur les diasporas et leurs réseaux menés depuis plus de dix ans par ANIMA. Il propose des mesures concrètes visant à faciliter et accélérer l’implication des diasporas économiques au sein de différents canaux d’engagement.

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