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| INVESTIR EN MÉDITERRANÉE
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ARGUMENTAIRES |
| Des revenus extérieurs en augmentation sensible |
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| Si les sorties de capital restent importantes (ordre de grandeur de 8 milliards d’USD par an pour les placements à l’étranger en provenance du Maghreb central, venant grossir un stock de 100 milliards, selon l’IE-Med, dividendes rapatriés par les entreprises étrangères de l’ordre de 1,5 milliard d’USD pour la seule Tunisie), les capitaux entrants sont en forte augmentation. |
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| Photo : Des revenus extérieurs en augmentation |
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Des revenus extérieurs en augmentation
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Des revenus extérieurs en augmentation sensible |
Si les sorties de capital restent importantes (ordre de grandeur de 8 milliards d’USD par an pour les placements à l’étranger en provenance du Maghreb central, venant grossir un stock de 100 milliards, selon l’IE-Med, dividendes rapatriés par les entreprises étrangères de l’ordre de 1,5 milliard d’USD pour la seule Tunisie), les capitaux entrants sont en forte augmentation. Ceci en particulier grâce aux IDE (passés de moins de 10 milliards d’USD pour la région en 2002 à environ 30 milliards en 2005) et aux recettes de tourisme (qui ont plus que doublé entre 1995 -12,5 milliards d’USD- et 2004 -28 milliards-). L’aide au développement et les transferts des émigrants plafonnent par contre à leur niveau des années 2000.
Les pays producteurs d’hydrocarbures comme la Libye et l’Algérie, et dans une moindre mesure l’Egypte ou la Tunisie (gaz), ont amélioré leurs recettes grâce à l’augmentation du prix mondial du pétrole qui est passé de 39 USD en 2004 à 53 USD en 2005 (dépassant même les 70 dollars en 2006). La gestion prudente de la rente pétrolière actuellement en œuvre a permis de réduire l’endettement tout en maintenant les réserves à un niveau appréciable. Parallèlement, les pays non-producteurs de pétrole ont souffert de cette flambée du pétrole et n’ont pu pallier à ce déficit que grâce aux revenus tirés des transferts financiers des travailleurs expatriés (ils ont atteint par exemple en 2005 2,978 milliards de dollars au Maroc et 2,904 milliards de dollars en Egypte) ou du tourisme et aux investissements venus du Golfe (le stock de pétrodollars disponible pour des investissements à l’étranger était estimé à 620 milliards d’USD par le FMI en 2006, et une partie s’est incontestablement portée sur la région MEDA).
La plupart des pays ont poursuivi les réformes structurelles engagées pour améliorer le climat de l’investissement. Plusieurs pays de la région ont mis en œuvre des réformes budgétaires comme l’Algérie qui a amélioré sa transparence budgétaire et créé un fonds de régulation des recettes pétrolières pour constituer des réserves. En Jordanie, les mesures budgétaires adoptées par le gouvernement pour accroître les recettes fiscales et juguler les dépenses courantes ont sensiblement amélioré la situation budgétaire. Plus récemment, l’Egypte a engagé une profonde réforme de la fiscalité et des douanes et un programme de restructuration financière tandis que le Maroc s’est lancé dans l’élaboration d’une stratégie visant à réduire son déficit budgétaire structurel en coopération avec la Banque mondiale et le FMI. Le Maroc a également commencé à restructurer ses banques publiques spécialisées.
Les investissements étrangers dans la région ont pris la forme de fusions-acquisitions (Israël), nouveaux projets -greenfield projects (Turquie et Maroc) ou alliances stratégiques et licences (Israël, Maroc, Jordanie). Les raisons pour lesquelles les grandes entreprises s’installent sont à la fois les débouchés (marchés en expansion, plateforme pour la réexportation, taille du marché) et l’existence d’avantages comparatifs (faible coût de la main l’œuvre, proximité géographique avec le marché européen).
En Egypte, de nouveaux records ont été enregistrés en 2004-2005 avec un flux d’investissements directs étrangers de 2,134 milliards d’USD et l’année 2006 s’avère aussi prometteuse avec 2,554 milliards d’USD déjà déclarés au cours du premier trimestre. Le volume des IDE vers la Turquie atteint une moyenne annuelle d’un milliard de dollars et enregistre une croissance constante avec 2,8 milliards d’USD en 2004 et 9,7 milliards d’USD en 2005 (2,6% du PNB) soit une croissance de 239%. Le nombre de sociétés à capitaux étrangers a atteint 11 685 dont 2 825 créées en 2005 et le pays pourrait recevoir au minimum 11 milliards d’USD d’IDE en 2006. Les investissements étrangers en Israël ont été soutenus par de nombreuses prises de participation et fusions-acquisitions. Les investissements étrangers ont atteint 9,66 milliards d’USD en 2005, une croissance de 67% par rapport aux 5,8 milliards enregistrées en 2004 et les IDE ont atteint 5,71 milliards d’USD. L’année 2006 s’annonce prometteuse puisqu’une importante prise de participation de 4 milliards d’USD a déjà été enregistrée. En Jordanie également les investissements étrangers affichent une reprise avec 562 millions d’USD en 2005 principalement des investissements en portefeuille et des investissements dans l’immobilier. Au Maroc et en Tunisie, les nombreuses opérations de privatisations ont dopé les IDE notamment grâce au secteur des télécoms. Les IDE se sont établis à 3 milliards d’USD au Maroc en 2005. Début 2006, la vente de 35% du capital de Tunisie Telecom au profit de TeCom Dig (Dubaï) a généré 3,050 milliards DT de recettes (2,3 milliards d’USD), dépassant l’ensemble des recettes de privatisations depuis 1987. Au Liban, les investissements étrangers ont atteint 288 millions d’USD hors investissements immobiliers et la majorité des IDE est dirigée vers l’immobilier et le secteur touristique en plein essor. La Syrie a quant à elle, enregistré 700 millions de dollars d’IDE en 2005 et 6,3 milliards de dollars d’investissements domestiques (contre 3,7 milliards de dollars en 2004). |
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Ordre de grandeur des principaux revenus extérieurs de la région MEDA |
| En million US$ |
Investissement direct étranger
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Revenus du tourisme |
Transferts des émigrants |
Aide publique au développement |
Total |
| Année |
2005
|
2004
|
2005
|
2004
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-
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| Source |
CNUCED
|
OMT
|
Banque Mondiale
|
Banque Mondiale
|
-
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| Algérie |
1 081
|
105
|
2 460
|
313
|
3 959
|
|
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| Egypte |
5 376
|
4 924
|
3 341
|
1 458
|
11 758
|
|
 |
| Israël |
5 587
|
1 918
|
398
|
479
|
8 382
|
|
 |
| Jordanie |
1 532
|
664
|
2 288
|
581
|
5 065
|
|
 |
| Liban |
2 573
|
1 027
|
5 723
|
265
|
9 588
|
|
 |
| Maroc |
2 933
|
3 152
|
4 221
|
706
|
11 012
|
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 |
| A. Palestinienne |
-
|
-
|
692
|
1 136
|
1 828
|
|
 |
| Syrie |
500
|
1 785
|
855
|
110
|
3 250
|
|
 |
| Tunisie |
782
|
1 536
|
804
|
328
|
3 450
|
|
 |
| Turquie |
9 681
|
12 773
|
692
|
257
|
23 403
|
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| MEDA-10 |
30 045
|
27 884
|
18 133
|
5 633
|
81 694
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* Ce total doit être considéré avec précaution, car les données agrégées portent malheureusement sur des années différentes (derniers chiffres obtenus par l'équipe d'ANIMA). Les recettes de privatisation sont inclues dans les IDE. |
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