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Agrobusiness |
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Biens de consommation |
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Automobile, aéronautique, sous-traitance, mécanique |
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Travaux publics, construction, eau et environnement |
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Informatique, électronique, télécom |
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Pharmacie, santé, chimie, biotechnologies |
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Textile, vêtements, luxe |
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| PERSPECTIVES SECTEURS
-
SERVICES |
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Banque, assurance et autres services financiers |
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Banque, assurance et autres services financiers |
Ce secteur est en pleine transformation dans la plupart des pays MEDA, avec une modernisation et une internationalisation des réseaux bancaires, l’implantation de compagnies d’assurance, le développement de la finance islamique et l’émergence du capital investissement.
Outre ces acteurs, d’autres sources contribuent au financement des économies MEDA :
- Les ressources domestiques bien sûr ;
- Les institutions d’aide au développement, et en particulier la BEI (mais aussi la BAD, l’AFD etc.) ;
- Les investisseurs dits « arabes » (pétrodollars)
- Les migrants, dont les transferts financiers ne cessent d’augmenter |
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La part croissante des IDE dans les revenus extérieurs de MEDA |
Les investissement directs étrangers dans le secteur financier sont très importants (18 milliards d’euros recensés par l’observatoire MIPO-ANIMA entre 2003 et 2006, à comparer avec les 6 milliards d’euros injectés par la BEI sur la même période).
Ce flux d’investissements bancaires vers le sud et l’est de la Méditerranée est alimenté par les suggestions de réforme du secteur émises par les institutions internationales, en particulier le FMI. Par exemple, dans le cas algérien, le FMI recommande de mener à son terme la privatisation des banques publiques, de rendre transparente et conforme aux standards internationaux la politique monétaire, et de moderniser les systèmes et instruments de paiement. Les banques publiques représentent 90% des actifs bancaires, ont une faible capacité d'appréciation des risques industriels et sont pénalisées par des créances douteuses.
Cette situation crée des opportunités pour les grands réseaux bancaires européens et internationaux, qui anticipent une ouverture du marché de MEDA et prennent position pour prêter à l'industrie, de façon souvent plus dynamique que les banques en place.
Que représentent les IDE par rapport aux autres flux financiers extérieurs alimentant la région MEDA ? Les capitaux entrants sont en forte augmentation. L’aide publique au développement régresse dans cette région aux revenus intermédiaires. Par contre les transferts des émigrants (doublement en 10 ans), les recettes de tourisme (triplement entre 1995 -12,5 milliards d’US$- et 2005 -42,7 milliards) et les IDE (qui partent de plus bas, mais augmentent plus vite encore) prennent une importance croissante. En 2006, les IDE (près de 50 milliards d’US$) sont devenus la 1ère ressource extérieure de la région.
Ordre de grandeur des principaux revenus extérieurs de la région MEDA
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US $ m
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Foreign direct investment
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Tourism earnings
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Remittances
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Public aid for development
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Total 1
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Year
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2005
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2005
|
2004
|
2004
|
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Source
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UNCTAD
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WTO
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World Bank
|
World Bank
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Algeria
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1 081
|
178
|
2 460
|
313
|
3 959
|
|
Egypt
|
5 376
|
6 851
|
3 341
|
1 458
|
11 758
|
|
Israel
|
5 587
|
1 900
|
398
|
479
|
8 382
|
|
Jordan
|
1 532
|
1 441
|
2 288
|
581
|
5 065
|
|
Lebanon
|
2 573
|
5 411
|
5 723
|
265
|
9 588
|
|
Morocco
|
2 933
|
4 617
|
4 221
|
706
|
11 012
|
|
Palestine A.
|
-
|
-
|
692
|
1 136
|
1 828
|
|
Syria
|
500
|
2 130
|
855
|
110
|
3 250
|
|
Tunisia
|
782
|
2 063
|
804
|
328
|
3 450
|
|
Turkey
|
9 681
|
18 152
|
692
|
257
|
23 403
|
|
MEDA-10
|
30 045
|
42 743
|
18 133
|
5 633
|
96 553
|
|
% 2004-2005
|
31%
|
44%
|
19%
|
6%
|
100%
|
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MEDA-10 (earlier)
|
8 942
(2003)
|
24 797 (2003)
|
13 700 (2003)
|
9 235
(2002)
|
56 673
|
|
% 2003-2002
|
16%
|
44%
|
24%
|
16%
|
100%
|
1 Ce total doit être considéré avec précaution, car les données agrégées portent malheureusement sur des années différentes (derniers chiffres obtenus par l’équipe ANIMA). Les recettes de privatisation sont inclues dans les IDE.
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Les prêts et subventions de la Banque européenne d’investissement (BEI) |
Depuis les années 70 et surtout depuis la mise en place du partenariat euro-méditerranéen en 1995, la BEI accorde des prêts et des subventions aux pays du sud et de l’est de la Méditerranée. Ces contributions sont en constante augmentation.
En octobre 2002, les ministres des finances des membres du partenariat euro-méditerranéen ont inauguré un nouvel instrument financier : la Facilité euro-méditerranéenne d’investissement et de partenariat (FEMIP). Financée sur les ressources propres de la BEI et sur le budget de l’UE, elle a été lancée afin de donner une nouvelle impulsion à la croissance dans les pays partenaires méditerranéens.
La FEMIP vise en particulier à développer l’activité économique du secteur privé et à faciliter l’accès des PME aux financements. Dans la perspective d’une union douanière entre l’Union européenne et les pays MEDA prévue pour 2010, la FEMIP a pour objectif de soutenir les processus de réforme et de privatisation des économies des pays méditerranéens.
Entre octobre 2002 et décembre 2006, la BEI a accordé des financements d’un montant total de près de 6 milliards d’Euros à l’appui de projets d’investissement dans la région. Une enveloppe de 8,7 milliards d’Euros est prévue pour les 9 pays partenaires méditerranéens (soit MEDA, hors Turquie) pour la période 2007-2013.
La FEMIP met surtout l’accent sur les actions concourant au développement de l’activité du secteur privé dans la région et donc susceptibles de soutenir la croissance et de créer des emplois. L’appui financier qu’elle apporte est par conséquent axé sur des projets du secteur privé, mais aussi sur des projets du secteur public qui contribuent à créer un climat propice à l’essor du secteur privé. Les projets pouvant prétendre à un financement de la FEMIP relèvent des secteurs éligibles suivants :
- Énergie – production, transport et distribution d’électricité, transport et distribution de gaz, énergies renouvelables.
- Transports et télécommunications – aéroports, transport aérien, contrôle du trafic aérien, routes et autoroutes, ports, ponts, télécommunications.
- Environnement – approvisionnement en eau et assainissement, collecte et traitement des eaux usées, élimination et traitement des déchets solides, réduction de la pollution, irrigation.
- Capital humain et social – construction et aménagement d’hôpitaux, de cliniques et de centres de soins, construction et aménagement d’écoles, d’établissements d’enseignement technique et professionnel, logements sociaux.
- Industrie, tourisme et services – industrie, agro-alimentaire, projets de grande envergure aussi bien que de petite dimension (investissements réalisés par des PME).
(source : BEI, Documentation Française et ANIMA)
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Le projet de création d’une Banque euro-méditerranéenne de développement |
La Commission européenne, dans une communication au Conseil du 27 février 2002, a soumis le projet d’une Banque euro-méditerranéenne de développement, à l’image de la BERD (Banque européenne pour la reconstruction et le développement) créée en 1990 pour financer la transition en Europe de l’Est, et qui serait une filiale de la BEI. Elle aurait pour tâche de poursuivre le soutien accordé par la BEI aux investissements en infrastructures, tout en stimulant fortement le développement du secteur privé. Ce n'est pas la solution retenue par les actionnaires européens, qui se sont prononcés pour le renforcement de la FEMIP. Le projet de création d’une banque reste cependant régulièrement à l’ordre du jour des conférences ministérielles ECOFIN et a été récemment évoqué dans le cadre du projet d’Union Méditerranéenne. |
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Le capital investissement et le financement de l’innovation |
Le financement des entreprises émergentes et PME est, bien sûr, très différent selon les pays :
• Israël est un cas singulier, pionnier en matière de financement de l’amorçage, grâce au travail accompli par les incubateurs, les premiers fonds et leurs partenaires publics et étrangers ;
• Le marché des capitaux à risque commence à se développer dans quelques autres pays : Maroc, Turquie, Tunisie, et, à un degré moindre Egypte, Liban, Jordanie ;
• Il est quasi embryonnaire en Algérie, Syrie et Palestine.
Le métier du capital investissment est très centré sur la transformation des entreprises (passage d’une structure familiale à un management « moderne », ouverture du capital ou parfois introduction en bourse, LBO etc.), alors que le capital risque proprement dit et les projets technologiques sont rares, sauf en Israël. En excluant ce dernier pays, qui s’apparente davantage en la matière aux pays européens, ainsi que Chypre et Malte, les caractéristiques du marché ne sont guère favorables aux start-ups :
• Dans tous les pays MEDA, aux risques inhérents aux entreprises naissantes (risque technologique, risque de marché etc.), s’ajoute la composante du risque pays –cela rend plus que frileuses les banques commerciales étrangères et même domestiques (ces dernières souvent peu expertes sur les secteurs high tech);
• Le faible développement du marché des capitaux n’est pas lié au manque de ressources financières –en Algérie, les banques commerciales disposent de beaucoup de liquidités, par exemple-, mais à l’absence de systèmes de garanties pour des PME et TPE, en particulier technologiques ;
• Les grands opérateurs financiers (IFC, Proparco, CDC, fonds internationaux comme Atlas, Apax, Partech, GE Capital, Advent etc.) écrèment les meilleurs « deals » sur des secteurs à haute rentabilité et qu’ils connaissent bien (télécoms, software, pharmacie-biotech) ; il s’agit en général d’entreprises déjà opérationnelles, avec des cash-flows relativement assurés ;
• Les vraies start-ups trouvent beaucoup plus difficilement des ressources. Les finances personnelles ou familiales sont mises à contribution . Les entrepreneurs réduisent aussi leur appétit financier. Selon Marseille-Innovation, les montants demandés en amorçage lors de criées des start-ups organisées à Casablanca ou à Tunis sont 10 fois moins importants que lors d’appels de fonds semblables en Europe (15 à 30 000€ demandés, contre 150 à 300 000€) ;
• Les dirigeants d’entreprise n’apprécient pas forcément les contraintes liées à l’arrivée d’actionnaires extérieurs. Ils peuvent préférer une gestion familiale « tranquille », où leurs équipements sont souvent déjà amortis, où leurs besoins d’investissement sont faibles, à une gestion capitalistique « moderne », même avec une rentabilité et une valorisation plus élevées ;
• Les difficultés de sortie dissuadent évidemment les entrants. Les actifs acquis sont très peu liquides. Les sorties par introduction en bourse sont exceptionnelles. Dans la pratique, une solution fréquente pour l’investisseur qui veut récupérer sa mise est de négocier une rétrocession de ses parts à tempérament aux fondateurs de l’entreprise –au meilleur prix …pour ces derniers-.
Malgré ces contraintes, le marché évolue très rapidement. La BEI met en place de nouveaux fonds et instruments. Une entreprise comme Siparex (N° 1 français en private equity) fait beaucoup pour développer le métier au sud de la Méditerranée et a créé l’Association Euromed Capital Forum dont ANIMA est d’ailleurs co-fondateur.
Les organes de direction des compagnies s’ouvrent. Les programmes de mise à niveau et la perspective de la zone de libre échange Euro-Med font prendre conscience de la nécessité d’une modernisation. Les banques étrangères s’installent dans les pays MEDA, certaines ciblant spécifiquement les entreprises (par exemple Natexis Banques Populaires ou Société Générale en Algérie). Il est probable que plus de 100 fonds de capital risque opèrent dans la région MEDA, plus une centaine d’autres fonds et entreprises d’investissement en Israël. |
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Quelques fonds MEDA |
Antérieurs à 2006
- Actis (Egypte, Algérie etc.) : ex CDC Capital Partners, 2,8 milliards US$ gérés
- Averroès Finance (MEDA) : fonds de fonds (BEI, CDC-France, Proparco, Caisse d’Epargne Provence-Alpes-Corse, Caisse de Dépôt et de Gestion du Maroc), créé en 2003, 29,5 millions d’euros (gestion administrative par Viveris)
- BEI-Sonatrach (Algérie) : fonds Sigefi, 20 millions d’euros
- Capital Morocco (Maroc) : CDC, BEI etc., 25 millions US$
- DZ-Invest (Algérie) : fonds ED-Pme et Sofinance - EFG-Hermes (Egypte) : 4 fonds d’investissement en Egypte, 300 millions US$
- Finalep (Algérie): seule société de capital investissement en Algérie (en 2005)
- Maghreb Private Equity Fund : Tuninvest/BEI/autres, 23,1 millions de dollars
- Moroccan Sindibad Fund (Maroc) : CDG Développement, Caisse de Dépôts et Consignations et BEI 5,5 millions d’euros
- Lebanon Industry Fund (Liban) : Middle East Capital Group et Siparex Services
- Moussahama (Maroc): Caisse de Dépôts et de Gestion du Maroc, 2 millions d‘euros
- SPPI (Tunisie) : 1ère SICAR créée en Tunisie (une vingtaine d’autres), 7,6 millions DT
- The Jordan Fund (Jordanie) : Foursan, 50 millions US$
- Tuninvest (Tunisie, Maghreb) : 6 fonds de private equity, 60 millions US$
- Tunis Information Technology Funds (Tunisie) : SICAR avec IMBank
- Turkish Private Equity Fund I (Turquie) : Turkven/ IFC, 41 million US$
- Upline technologies (Maroc) : CDG, 5 millions d’euros
Lancés depuis 2006 (entre autres) :
- Altermed (Viveris, Marseille) : 100 millions € (dont compartiment Maghreb)
- Kantara Fund (Société Générale Asset Management/BEI) : 120 millions €, Maghreb, Egypte, Liban, Jordanie
- Euromed (CCI Milan/SGR/BEI) : 50 millions € (Maghreb et Egypte)
- Maghreb Private Equity Fund II (Tuninvest/BEI/autres) : 55 millions€ (Maghreb)
- AfricInvest (Tuninvest): 35 millions € (Afrique du Nord et Sahel)
- Olea Capital (Société Générale Asset Managt./CA) : 50 millions € (Maroc)
- Al-Numa (BEI, Instituto de Credito Oficial and Institut Catala de Finances, Caixa de Catalunya, Repsol, La Caixa, Telefonica and Gas Natural, BMCE) : 100 millions
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