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Agrobusiness |
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Biens de consommation |
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Automobile, aéronautique, sous-traitance, mécanique |
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Travaux publics, construction, eau et environnement |
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Informatique, électronique, télécom |
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Pharmacie, santé, chimie, biotechnologies |
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Textile, vêtements, luxe |
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| PERSPECTIVES SECTEURS
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SERVICES |
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Energie |
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Une demande mondiale en croissante constante |
Selon le rapport annuel sur l’énergie de l’AIE (2006), « pour satisfaire la voracité énergétique croissante du monde, il faudra consacrer des investissements massifs aux infrastructures d’approvisionnement en énergie. (…) L’investissement cumulé nécessaire entre 2005 et 2030 dépasse légèrement les 20 000 milliards de dollars (en dollars de l’année 2005) (…) Le secteur de l’électricité absorbe 56 % de l’investissement total – soit environ les deux tiers, si l’on tient compte de l’investissement dans la chaîne d’approvisionnement pour répondre aux besoins en combustibles des centrales électriques. L’investissement pétrolier – dont les trois quarts sont à engager dans le secteur amont – représente au total plus de 4 000 milliards de dollars sur la période 2005-2030. »
Ce rapport alerte aussi les responsables sur les doubles enjeux du secteur : « Le monde est confronté à une double menace liée à l’énergie : celle de ne pas disposer d’approvisionnements suffisants et sûrs à des prix abordables, et celle de nuire à l’environnement par une consommation excessive. (…) Il est plus urgent que jamais de freiner la croissance de la demande d’énergie fossile, de diversifier les sources d’approvisionnement et les combustibles, et de réduire les émissions qui déstabilisent le climat. La demande mondiale d’énergie primaire croît d’un peu plus de moitié d’ici à 2030 – à un taux annuel moyen de 1,6 %. Dès 2015, elle aura augmenté de plus d’un quart. Plus de 70 % de la hausse de la demande au cours de la période considérée sont imputables aux pays en développement. »
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Les enjeux euroméditerranéens |
Le secteur de l’énergie est un secteur sensible dans l’espace euroméditerranéens, compte tenu de déséquilibres majeurs pour les hydrocarbures fossiles:
- Entre rive nord (essentiellemment consommatrice) et rive sud (aux besoins actuels nettement moindres, mais croissants) ;
- Entre pays de la rive sud, pour lesquels la manne pétrolière est inégalement répartie (ressources énergétiques très fortement concentrées sur l’Algérie, la Libye, l’Egypte, et , à un moindre degré, la Tunisie et la Syrie).
Les enjeux énergétiques de la région impliquent une ouverture des marchés (ce à quoi s’occupent la plupart des gouvernements, en particulier en termes de prospection et de raffinage), mais aussi des efforts d’interconnection (encore très insuffisants), de gestion de la demande (idem), et de diversification de la ressource en direction des énergies renouvelables (en particulier dans les pays comme la Syrie où la ressource pétrolière s’épuise rapidement).
Les pays MEDA qui disposent de pétrole et de gaz tentent aussi d’augmenter leur valeur ajoutée dans l’ensemble de la filière (via le raffinage, la pétrochimie, voire les investissements industriels énergivores comme l’aluminium –cas de l’Algérie). Les autres ont à payer une facture énergétique de plus en plus pénalisante et ne bénéficient pas vraiment d’un marché commun de l’énergie qui reste à construire... La Turquie joue, elle, un rôle stratégique dans la logistique pétrolière et gazière, compte tenu de sa position de débouché pour les hydrocarbures du Caucase.
Les projets et flux détectés par l’observatoire MIPO-ANIMA sont considérables (23 milliards d’euros au total sur la période 2003-2006) et très concentrés sur le pétrole et le gaz. Les énergies renouvelables sont encore balbutiantes dans la région, hormis l’hydraulique (Assouan, Turquie, Maghreb), le solaire en Israël, quelques projets éoliens au Maroc par exemple. Des programmes ambitieux commencent cependant à être lancés dans la plupart des pays.
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