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    16 Mai 2008 Investissement direct étranger vers MEDA en 2007 : la bascule  
   
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PERSPECTIVES SECTEURS - SERVICES
Tourisme
Le secteur touristique représente une part essentielle du PIB des pays méditerranéens. L’essor massif du phénomène ne date que d’une cinquantaine d’années. Sauf en 1982 (-0,4 %) et en 2002 (à la suite des attentats du 11 septembre 2001), le nombre de touristes n’a cessé d’augmenter.
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Panorama

Parmi les touristes qui foulent le sol des pays MEDA, deux sur trois sont des Européens, lesquels se rendent en majorité au Maghreb (70 %). Les Américains se concentrent principalement sur Israël, la Turquie, la Jordanie, le Maroc et l’Égypte. Quant aux touristes en provenance des pays du Moyen-Orient, leur choix se porte fréquemment sur l’Égypte, le Liban et la Jordanie.
Soleil, richesse culturelle, hospitalité des habitants… Autant de points communs à ces pays. En revanche, la répartition des visiteurs, comme les formes de tourisme, vareient beaucoup. Chacun des pays MEDA connaît un pic de fréquentation de quelques mois, pas toujours au même moment, ce qui évite une trop grande concurrence. De même, les offres divergent. Si la Tunisie est une destination balnéaire, le Maroc, la Jordanie ou Israël brillent par leur richesse culturelle, tandis que l’Égypte, le Liban et la Turquie jouent sur les deux tableaux. Certains pays comme l’Algérie ou la Syrie possèdent un potentiel largement sous-exploité. Globalement, la région MEDA accueille près de 35 millions de touristes internationaux par an, soit 50% de ce qu’accueille la France, ce qui montre qu’il reste encore de larges perspectives de développement au secteur.

Autres atouts, l’abondance des ressources naturelles et la proximité du marché européen. En outre, plusieurs pays MEDA ont su surfer sur la vogue du tourisme culturel, de la thalassothérapie, de la découverte (méharées, randonnées etc…). L’écotourisme a de beaux jours devant lui, de même que l’accueil de personnes âgées (résidences médicalisées). Les besoins de rénovation ou de création d’infrastructures hôtelières sont importants.
 
Focus « pays »

Le gouvernement algérien a mis en place une stratégie d’expansion du tourisme pour la période 2001-2010. Objectif : encourager les investissements et notamment ceux en provenance de l’étranger. Le gouvernement dispose de plusieurs armes à sa disposition : un régime fiscal incitatif, la définition de ZET (zones d’extension touristiques) et un travail de promotion du produit touristique. Les côtes algériennes accueillent chaque année des millions de touristes. Cependant, cette affluence est contrecarrée par le manque d’infrastructures d’accueil. Un marché à exploiter.

Le tourisme, moteur de l’économie chypriote : l’économie de Chypre est fortement dépendante du tourisme. L’île veut accueillir 4 millions de visiteurs par an d’ici 2010. Pour relever le défi, l’île dispose de nombreux atouts: sa situation géographique, son climat, son patrimoine architectural et archéologique. De plus, le gouvernement chypriote a défini en 1998 une politique touristique visant à assurer le développement sain et durable du secteur. Au programme, la construction de terrains de golf, de parcs d’attraction, de casinos, le doublement du nombre de lits en gîtes ruraux… Les investisseurs étrangers peuvent donc avoir une carte à jouer.

En Égypte, les entreprises étrangères peuvent s’intéresser à plusieurs secteurs : le BTP, car certains investisseurs, à la recherche de standards de qualité, peuvent se tourner vers les firmes occidentales. Mais aussi les infrastructures (traitement de l’eau, égouts, installations électriques, transports). Enfin, les investissements financiers, car la privatisation du secteur offrira sans doute des opportunités intéressantes.

Principal défi pour les responsables du tourisme marocain : adapter l’infrastructure à la demande. En effet, 80 % des visiteurs cherchent un séjour en bord de mer alors que près de deux tiers des capacités hôtelières se trouvent dans d’autres régions. Certaines faiblesses ont été identifiées comme pénalisantes pour le développement du secteur : les « 4F » (foncier, fiscalité, financement, formation professionnelle). Le Maroc a engagé une politique ambitieuse pour tenter d’y remédier. Objectif : passer, en l’espace de dix ans, de la 39e à l’une des vingt premières destinations mondiales.

Le tourisme fait vivre un tunisien sur six : si le pays possède incontestablement une image de destination à bas coût, il rêve de s’en détacher. Pour cela, il veut diversifier son offre. Un défi que peuvent sans doute contribuer à relever les investisseurs étrangers.

Le gouvernement syrien souhaite que le tourisme apporte d’importants investissements étrangers. Malgré son fort potentiel, le pays ne franchit pas la barre des trois millions de visiteurs par an, hommes d’affaires inclus. Tout (ou presque) reste donc à faire…

Au Liban, la Banque Mondiale vient d’accorder un prêt de 31,5 millions de dollars à un projet intitulé « Héritage culturel et développement urbain ». Objectif : ranimer et promouvoir quelques centres historiques et sites archéologiques.

Le slogan choisi par le Bureau du Tourisme de Turquie « Plus on la connaît, plus on l’aime » porte ses fruits. Parmi les atouts du pays, son climat, la richesse de son histoire, ainsi que la variété de ses infrastructures.

Malte, la destination pour allier découverte et détente, deviendra logiquement en mai 2004 le plus petit Etat membre de l’Union Européenne. Une raison de plus d’attirer les investisseurs touristiques dans l’île, pour des réalisations de qualité, et non plus en volume.
 
Clientèle et recettes du tourisme international

Pays Arrivées de touristes internationaux
(milliers, 2002)
Recettes du tourisme international
(millions de US$, 2002)
Algérie 998 133
Chypre (2000) - 1 894
Égypte 4 906 3 764
Israël (2000) - 3 100
Jordanie 1 622 786
Liban 956 956
Malte (2001) 1 180 683
Maroc 4 193 2 152
A. Palestinienne (2000) - 155
Syrie 2 809 1 366
Tunisie 5 064 1 422
Turquie 12 782 9 010
MEDA-12 34 510 25 421
Monde entier 2002 703 600 474 000

Source: OMT/ WTO
 
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