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PERSPECTIVES SECTEURS - INDUSTRIE
Textile, vêtements, luxe
Le textile - artisanal, puis industriel - est une tradition des pays méditerranéens. Depuis plus de 20 ans, les échanges dans l’industrie du textile-habillement (TH) sont très importants entre eux et l’Union européenne. Pour preuve, les produits TH assurent 50 % des exportations manufacturières de la région MEDA vers l’UE.
Photo : Textile, luxe
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Textile, luxe
 
Panorama

Le textile - artisanal, puis industriel - est une tradition des pays méditerranéens. Depuis plus de 20 ans, les échanges dans l’industrie du textile-habillement (TH) sont très importants entre eux et l’Union européenne. Pour preuve, les produits TH assurent 50 % des exportations manufacturières de la région MEDA vers l’UE. Les principaux clients sont la France, l’Allemagne, la Belgique et l’Espagne. Ce partenariat doit encore être renforcé pour faire face à la concurrence avec l’Asie, en particulier depuis l’adhésion de la Chine à l’OMC et à la fin programmée de l’accord multi-fibres.

Principaux atouts de la zone méditerranéenne, une main-d’œuvre à bon marché et la proximité, à la fois géographique et culturelle, avec le marché européen. Les pays méditerranéens peuvent ainsi répondre en moins de dix jours à une commande de réassortiment, argument choc pour les articles « mode ». De plus, chacun des pays méditerranéens s’est construit sa spécialité : les produits de bonneterie pour la Turquie, le Maroc et l’Égypte, les jeans pour la Tunisie et la Turquie et enfin les tee-shirts pour la Turquie, la Syrie et l’Égypte. La Turquie, la Syrie et l’Égypte sont également des producteurs de coton.

Parmi les 300 plus grandes entreprises mondiales de textile habillement, dix-neuf sont originaires de Turquie, deux d’Égypte, deux d’Israël et une de Syrie. La Turquie assure plus de la moitié de la production de textile-habillement en Méditerranée. Au total, les pays méditerranéens exportent pour 18 milliards de dollars de textile habillement (2002).

L’accord textile vêtement (ATV) signé à Marrakech en 1995 prévoit le démantèlement de toutes les restrictions quantitatives sur ce commerce d’ici 2005. Confrontées au double défi d’une plus grande concurrence sur le marché européen et sur leurs marchés domestiques, les industries méditerranéennes doivent se moderniser. Elles ne pourront le faire qu’en alliance avec des partenaires étrangers.
 
Focus « pays »

40 milliards d’euros : c’est le chiffre d’affaires annuel de la production en Méditerranée. La Turquie se hisse au premier rang des pays méditerranéens, en assurant un peu plus de la moitié de cette production. Textile et confection comptent pour 40 % dans les exportations turques et emploient 2 millions de personnes. Le principal avantage de la Turquie n’est pas les bas salaires mais la qualité de son tissu industriel. Le pays a effectué au cours des années 90 un gros effort de modernisation. Résultat, les entreprises sont assurées de trouver sur place toutes les fournitures dont elles ont besoin. Mais malgré d’importants efforts de modernisation et de productivité, le secteur textile importe plus de 2,7 milliards de dollars de matières premières (fibres, fils, tissus).

Le textile est un pilier de l’économie tunisienne. Les efforts de modernisation et l’arrivée d’investisseurs étrangers sont autant de signes positifs. La Tunisie est importatrice de fibres textiles, de fils et de tissus, ainsi que d’accessoires destinés à la confection. Au cours des prochaines années, ces échanges devraient se poursuivre et s’orienter vers des matières plus techniques, plus sophistiquées, donc à plus forte valeur ajoutée. Pour que les entreprises tunisiennes soient plus compétitives, elles devront intégrer l’activité de tissage qui a augmenté ces deux dernières années, mais de manière insuffisante. De même, la maille, qui est peu développée par rapport à d’autres pays, est également un créneau porteur.

Pour attirer des investisseurs étrangers dans le textile, le Maroc peut compter sur des exonérations d’impôt pour les entreprises exportatrices et sur la création de zones franches. Aujourd’hui, le textile reste la principale activité industrielle du pays, mais souffre de la concurrence des pays asiatiques, où les salaires sont moins élevés.

Avec une production qui avoisine un million de tonnes par an, la Syrie est l’un des premiers producteurs mondiaux de coton brut. L’industrie emploie 15 % de la population active. En revanche, le pays ne fabrique pas de machines textiles.

Depuis début 2002, on remarque en Algérie une relance de l’activité textile dans le secteur privé. La réouverture d’usines fermées pour raisons de sécurité fournit des opportunités aux investisseurs. Parmi les atouts de la filière, des capacités de production importantes et une main-d’œuvre abondante et bon marché.
 
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