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PERSPECTIVES PAYS - ALGéRIE
Finances et banques
L’organisation bancaire et financière de l’Algérie est en pleine mutation et les réformes entamées au début des années 1990 avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit sont toujours en cours. Cependant, la stabilisation du cadre macro-économique et des équilibres financiers facilite la mise en œuvre effective de ces réformes. La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers.
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Finances et banques

L’organisation bancaire et financière de l’Algérie est en pleine mutation et les réformes entamées au début des années 1990 avec la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit sont toujours en cours.

Cependant, la stabilisation du cadre macro-économique et des équilibres financiers facilite la mise en œuvre effective de ces réformes. La loi de 1990 a permis l’ouverture du secteur bancaire aux capitaux privés nationaux et étrangers. Ainsi, sur les 22 banques universelles agréées à fin 2003, 12 sont à capitaux totalement ou majoritairement étrangers. Plusieurs autres banques en particulier françaises, belges et espagnoles ont installé des bureaux de représentation dans la perspective de s'implanter ultérieurement. Outre la banque universelle, la loi permet de constituer des établissements financiers sous forme de banques d'affaires ou de sociétés de leasing.

Le système bancaire algérien est cependant caractérisé par un faible taux de bancarisation avec seulement une agence pour 30 000 habitants et une faible couverture de la demande de services bancaires (notamment en matière d'ingénierie, de conseil, de gestion de patrimoine). II existe donc d'énormes opportunités dans ce secteur sous forme de banques universelles de détail, de sociétés de leasing, de capital risque...

Par ailleurs, l’Etat a effectué un effort important en assainissant la dette des banques publiques et en les recapitalisant, l’objectif étant de moderniser leur fonctionnement et le hisser aux normes internationales, afin de faciliter les opérations de privatisation ou d’ouverture du capital. Les agréments ont été retirés à Khalifa Bank, à la Banque commerciale et industrielle d’Algérie (BCIA) et à deux autres banques privées. L’Etat prévoit la cession de certaines banques publiques à des repreneurs étrangers stratégiques. Le Crédit populaire d’Algérie (CPA), la Banque de développement local (BDL) ont bénéficié d’un assainissement en vue de leur privatisation.

La modernisation du système de paiement et des systèmes d’information et comptable est en cours. Elle devrait contribuer à améliorer sensiblement la qualité et les délais de transmission des données et à faciliter davantage la supervision bancaire par la Banque centrale d’Algérie. L’accès au crédit reste toutefois limité. La modicité du capital des banques privées limite leur capacité de crédit en raison de l’application des normes prudentielles. Même si cette situation risque rapidement d’évoluer, les autorités algériennes veulent amener les banques à augmenter leurs capitaux. Des institutions privées spécialisées font leur apparition sur le marché monétaire telle que l’Arab Leasing Corporate (à capitaux algériens, public et privé, saoudiens et une participation de la SFI).

Quant à la réglementation des changes, elle consacre le principe de la liberté de mouvement des capitaux pour financer une activité économique, ainsi que le rapatriement des fruits des investissements. La convertibilité du dinar pour les opérations courantes est depuis quelques années acquise, tout comme la liberté d’ouverture d’un ou plusieurs comptes en devises, qui ne peuvent fonctionner qu’en relation avec l’activité de leur détenteur.
 
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