| FOCUS PAYS - ALGéRIE |
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L’Espagnol Abener voit dans le désert algérien une solution durable aux besoins énergétiques de l'Europe |
"Abener croit fermement au potentiel solaire de l’Afrique du Nord. Dans des pays comme l’Algérie, le Maroc, la Tunisie ou la Libye, le solaire pourrait créer des milliers d’emplois, attirer de nombreux investissements étrangers dans les infrastructures et permettre la mise en place d’une industrie énergétique durable.En 2007, Abener a entrepris à Hassi R’Mel (dans le sud de l’Algérie) la construction de la première centrale hybride au monde, exploitant la technologie à cycle combiné solaire intégré (ISCC), avec à la clé une puissance de 150 MW.Ce projet, clairement marqué par son caractère innovant et durable, a pour horizon l’année 2010. Il s’agit d’une expérience pionnière au niveau mondial, qui intègre un parc solaire de capteurs cylindro-paraboliques (CCP) représentant 180 000 m2 de surface réfléchissante.
L’aspect le plus novateur réside dans sa capacité à conserver un rendement constant grâce au cycle combiné solaire-gaz. L’étendue des champs gaziers dans cette région rend plus rentables les installations de production classiques. Abener doit relever plusieurs défis en Algérie, liés tout d’abord à l’implantation de la centrale à proximité du désert du Sahara, ensuite aux difficultés d’installer un parc solaire d’une telle envergure et enfin à la chaleur du désertqui réduit l’efficacité énergétique de la centrale.Pour répondre à ces problématiques, Abener a passé des accords avec les meilleurs fournisseurs afin d’accélérer la phase d’ingénierie.Les capacités de la technologie solaire sont encore méconnues à l’échelle mondiale.
Dès que l’on évoque l’énergie solaire, celle-ci fait penser à de petits panneaux, mais très rarement à de gigantesques centrales dont la production peut suffire à alimenter en électricité un pays entier, voire sans doute à l’avenir, tout un continent. L’Europe est confrontée à des besoins énergétiques croissants.Or nous savons que l’Afrique du Nord, mais aussi l‘ensemble du bassin méditerranéen peuvent fournir une solution durable etécologique. Chez Abener, nous travaillons d’arrache-pied pourque cela devienne réalité !"
Manuel J. Valverde Delgado
Directeur général d’Abener Energía

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Orascom : objectif 2 millions d’abonnés |
C'est en juillet 2001 qu’Orascom Télécom a remporté la deuxième licence de téléphonie mobile en Algérie après une rude concurrence avec les plus grands mondiaux du domaine. L’affaire a été conclue pour un montant de 737 millions de dollars US. Le lauréat, Orascom Telecom Algérie (OTA), compte trois actionnaires principaux : Orascom Telecom Holding SAE (OTH) 53,6%, Oratel International Inc. 43% et Cevital 3,4%. OTH appartient au groupe égyptien Orascom, propriété de la famille Sawiris. Il emploie environ 20 000 personnes en Egypte dans le BTP, l'hôtellerie, les cimenteries et les télécoms. Cette holding, dirigée par Naguib Onsi Sawiris, s’affirme comme le plus important opérateur GSM en Afrique, au Moyen-Orient et le sous-continent indien. Elle co-exploite, aux côtés de France Télécom (Orange), MobiNil en Egypte. Cevital est, pour sa part, le premier groupe agro-industriel d'Algérie (250 millions de dollars de CA).
Le 15 février 2002, Orascom Algérie a lancé officiellement ses activités sous la marque Djezzy GSM et affiché comme priorité de couvrir 95% des agglomérations de plus de 2000 habitants avant fin 2005. Les 48 chefs-lieux de wilayas, dont les plus éloignés, Tindouf et Tamanrasset, ont été couverts fin 2003. A la même date, le nombre d'abonnés s'élève à 1,25 million dont 85 % en prépayé. L’objectif 2004 de la société est d’atteindre 2 millions d’abonnés.
Cette réussite d’un acteur privé sur la scène économique algérienne ne s’est cependant pas déroulée sans anicroches. Depuis l’ouverture du marché, une sévère guerre des prix met aux prises Orascom et Algérie Télécom (AT), l’opérateur historique. L’ARTP, l’Autorité nationale de régulation de la poste et des télécommunications, tente d’arbitrer ce différend alors qu’elle s’apprête à accorder, courant 2004, trois licences de téléphonie fixe et interurbaine au moment où AT connaît une saturation de son réseau et n'arrive plus à satisfaire la demande à travers le territoire national. L’ouverture totale du secteur sera de toute façon effective dès 2005. |
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