| PERSPECTIVES PAYS - EGYPTE |
| Panorama général |
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Introduction |
Engagée dans un ambitieux programme de réformes économiques et structurelles depuis 1991, l’Egypte est actuellement dans une phase importante de transition d’une économie centralisée à l’économie de marché. Après le remaniement ministériel de juillet 2004, la nouvelle équipe s’est attachée à faire progresser la libéralisation commerciale et financière et le programme de réformes économiques et structurelles.
Entre 2000 et 2003, l’Egypte a enregistré un taux de croissance moyen de 3,5% en raison notamment de chocs exogènes, tels que les attentats du 11 septembre et la guerre en Irak. Cependant, bénéficiant de la reprise mondiale et de la dépréciation de la livre, la croissance ne cesse de s’améliorer avec 4,1% en 2004, et des prévisions de 4,8% en 2005 et de 5% en 2006 (d’après le FMI), dopée également par une forte croissance de la demande dans le secteur du tourisme et une reprise de l’investissement. Les principales rentes de l’Egypte proviennent des recettes du tourisme (6,4 milliards d’USD en 2004-2005), des transferts des travailleurs émigrés (4,3 milliards d’USD), des recettes du Canal de Suez (3,3 milliards d’USD) et des exportations de pétrole (1,2 milliards d’USD).
En septembre 2003, le Premier ministre Ahmed Nazif a présenté un programme économique qui a pour objectifs d'assurer la stabilité macro-économique, de créer un climat favorable aux affaires, d'attirer des investissements étrangers directs et de développer le marché des capitaux afin de promouvoir une croissance fondée sur l'exportation et la participation du secteur privé. Ce programme comprend la reprise des privatisations (entre juillet 2004 et avril 2005, 22 entreprises ont été privatisées engendrant des recettes de 3,3 milliards LE, env. 1,45 milliards EUR) et la relance des réformes structurelles jusqu’ici différées, notamment celle du secteur bancaire. La réforme bancaire prévoit l’absorption de six petites banques par leur maison mère, l’ouverture du capital des banques mixtes aux investisseurs privés et la privatisation en 2006 de la « Bank of Alexandria », l’une des quatre grandes banques publiques qui dominent le marché (vendue pour 2 milliards US$ par la Banque Sao Paolo en Octobre). En outre, un projet de restructuration des dettes des entreprises publiques envers les banques est en cours. Dans le secteur des assurances, le plan prévoit d’augmenter la participation du privé notamment par la privatisation de l’une des quatre compagnies d’assurance publiques. D’autres mesures sont en cours pour développer le crédit immobilier, élargir le marché des capitaux et renforcer la réglementation et la supervision des marchés financiers.
Par ailleurs, une baisse substantielle des droits de douane a été appliquée pour se conformer aux règles de l’OMC, faisant passer le taux moyen de DD de 14,6% à 9,1%. La plupart des autres taxes sur les exportations et les importations ont été supprimées et les formalités douanières ont été simplifiées. De même, plusieurs lois fiscales de 2005 ont réaménagé l’impôt sur le revenu des personnes physiques (passé de 32% à 20%) et diminué l’impôt sur les sociétés de 42% à 20%. De plus le pays a mis en œuvre des procédures de collecte automatique de l’impôt.
A noter enfin que l’Egypte a adopté en 2003 un régime de taux de change flottants déterminés par le marché avec l’instauration d’un marché de changes interbancaire, entraînant la quasi-disparition du marché parallèle. Tant de mesures qui, ajoutées à la taille du marché intérieur égyptien, contribuent aujourd’hui à faire du pays une destination très regardée par les investisseurs étrangers du monde entier. |
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Défis |
Malgré les importantes réformes entreprises, les défis pour construire un secteur privé dynamique restent considérables. La croissance économique enregistrée ces dernières années n’est pas suffisante pour faire baisser le taux de chômage estimé à 10% et absorber les nouveaux demandeurs d'emploi (500 000 à 700 000 par an). Le déficit budgétaire continue d’afficher des montants élevés, la dette publique atteignait 98,7% du PIB en 2003-04 et 29,7 milliards d’USD à fin septembre 2005.
Le niveau de la dette interne est une contrainte pour une économie à forts besoins en infrastructures. Le taux d'investissement demeure faible au regard des besoins de développement du pays.
Le secteur du tourisme, dont les recettes sont fondamentales pour la balance courante et pour l'activité économique, est exposé à la menace du terrorisme. |
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Points forts |
L’Egypte dispose d’une main d’œuvre abondante et à faible coût. Elle bénéficie de ressources en devises diversifiées : canal de Suez, tourisme, transferts privés, exportations de pétrole et de gaz. Le niveau des réserves en devises est confortable et l'endettement extérieur reste modéré. Son positionnement comme médiateur régional lui assure le soutien politique et financier des pays occidentaux. Le pays a repris depuis juillet 2004 un programme de réformes structurelles pour assainir les conditions de la croissance économique.
De nouvelles réserves de gaz naturel ont été découvertes récemment en Méditerranée. Le pétrole étant plutôt en déclin, cette ressource pourrait devenir le « moteur » du secteur des hydrocarbures dans les dix ans à venir. Dès 2003, l’Égypte a commencé à exporter son gaz vers la Jordanie à travers un gazoduc sous-marin reliant Taba au port jordanien d’Aqaba.
Au cours des dix dernières années, les entrées annuelles d’investissements directs étrangers représentaient un milliard de dollars, soit 1% du PIB. Cependant, après une baisse sensible des investissements pendant la période de crise, de nouveaux records ont été enregistrés en 2004-2005 avec un flux entrant de 3,06 milliards d’USD et 4,632 en 2005-2006 (d’après les statistiques de la banque centrale égyptienne). Les IDE sont présents directement ou à travers des joint-ventures dans le secteur pétrolier, l’industrie du ciment, de la pharmacie, la construction automobile mais également le tourisme (contrats de gestion) et les télécommunications. L’attractivité du pays s’est améliorée grâce aux lois encourageant les investissements étrangers, la possibilité de rapatriements des capitaux, les incitations fiscales, la promotion des exportations, la création de zones franches économiques spéciales et la protection de la propriété intellectuelle.
Après le secteur de la banque, des privatisations sont encore au programme dans les secteurs des télécommunications, dans le textile et la chimie. Les besoins en infrastructures sont encore très importants et il existe des niches encore inexploitées dans le tourisme, les médias ou la production audiovisuelle, l’Egypte étant un pôle arabe majeur tant dans le cinéma que pour la production musicale ou littéraire. |
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Repères |
| Capitale |
Le Caire
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| Superficie |
1 002 000 km2
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| Population |
78,887 millions habitants (juillet 2006)
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| Langues |
Arabe (langue officielle), anglais, français |
| PIB (dollars) |
109 milliards (2005-06) |
| PIB per capita (dollars) |
1 381 ; 4 200 en ppp. (2005-06) |
| Monnaie |
Livre Egyptienne (EGP)
1 Euro = 7.71 EGP - 1US$ = 5.77 EGP |
| Religion |
Majorité de musulmans, minorité de chrétiens coptes |
| Fête nationale |
25 avril (libération du Sinaï)
18 juin (jour de l’évacuation)
23 juillet (révolution de 1952)
6 octobre (jour des Forces Armées) |
| Accord d’Association avec l’UE |
Signé le 25/06/2001, entré en vigueur le 1/06/2004.
Site web de la Délégation de l’UE : http://www.eu-delegation.org.eg/
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| Adhésion à l’OMC |
Membre depuis 1995
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Sources : FMI, Article IV 2005, Country Report n°5/177 et World Development Indicators 2006. A noter que l’année fiscale commence le 1er juillet.
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