Une nouvelle loi bancaire (loi n°88-2003 du 15 juin 2003) est venue unifier toute la réglementation bancaire égyptienne. Elle a été édictée conformément aux normes prudentielles internationales des accords de Bâle II et contribue au renforcement du système bancaire égyptien en améliorant les ratios prudentiels et les règles de bonne gestion. Le capital de démarrage doit être d'au moins 500 millions de livres égyptiennes et le ratio de fonds propres de 10% minimum. Pour les succursales de banques étrangères, le minimum de fonds propres exigé est de 50 millions d’USD ou l'équivalent en devises convertibles.
Toutes ces mesures visent à consolider le système par des restructurations, des liquidations et des fusions dans un secteur sur-bancarisé qui compte une cinquantaine d’institutions financières très peu performantes. Parallèlement, un plan de restructuration du passif (prêts non recouvrables) et de recapitalisation des banques est en cours avec l’aide financière et technique des bailleurs de fonds internationaux. Autre mesure récente de modernisation : le libre flottement de la monnaie nationale, la livre égyptienne face au dollar.
La quasi-totalité des banques en Egypte relève de la Banque Centrale d’Egypte (BCE) qui est chargée de la politique monétaire et de change, de la surveillance du secteur bancaire et délivre les licences. Le réseau bancaire du pays est relativement dense et compte actuellement 53 banques : 27 banques commerciales (dont trois appartiennent à l'État) avec 1 375 succursales, 23 banques d'affaires (dont 12 succursales de banques étrangères) et trois banques spécialisées.
Avant la privatisation de la banque d’Alexandrie, le secteur public demeurait dominant avec 60% du marché répartis entre la banque Misr, la National Bank of Egypt (NBE), la banque du Caire et la banque d’Alexandrie.
Les banques étrangères peuvent ouvrir des bureaux de représentation en Égypte dont l’activité est limitée à l'analyse du marché et des possibilités d'investissement. Actuellement, 26 bureaux de représentation de banques étrangères opèrent en Égypte.
Les filiales de banques étrangères sont principalement arabes et européennes comme BARCLAYS, HSBC, Crédit Lyonnais, BNP et Société Générale ; Natexis-Banques Populaires dispose d’un bureau de représentation.
En novembre 2004, il y avait en Égypte 21 compagnies d'assurance, 614 caisses de retraite privées, trois fonds de prévoyance d'État et cinq pools d'assurance. Le gouvernement a vendu à des investisseurs étrangers des participations majoritaires dans deux compagnies d'assurance. Quatre compagnies (trois compagnies d'assurance directe et la seule compagnie de réassurance) dont la part de marché dépasse les 70%, appartiennent à l'État. Le gouvernement prévoit de les privatiser au milieu de 2006, après évaluation (terminée) et restructuration.
La loi sur l'assurance n° 10-1981, modifiée par la loi n° 156-1998 autorise les investisseurs étrangers à détenir jusqu'à 100% du capital d'une compagnie d'assurance égyptienne ou à avoir un bureau de représentation. Toutefois, ces bureaux de représentation ne peuvent pas vendre des polices d’assurance. Le montant minimum du capital requis pour établir une compagnie d'assurance est de 30 millions de livres égyptiennes. |