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PERSPECTIVES PAYS - ISRAËL
Finances et banques
Le système bancaire israélien présente une configuration très proche de celle des pays développés d’Europe ou d’Amérique, avec un secteur bancaire public et privé relativement solide, ainsi que des autorités de régulation financières et monétaires indépendantes.
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Finances et banques

À la fin de 2005, 34 établissements bancaires opéraient en Israël comprenant 18 banques commerciales, six banques hypothécaires, cinq institutions financières, une banque d'affaires, deux sociétés de services conjoints et trois banques étrangères.

Cinq grands groupes bancaires - Hapaolim, Bank Leumi, Bank Discount, Bank Mizrahi et Beinleumi (First International Bank of Israel) - contrôlent 94% du marché. Le revenu net de ces cinq banques est estimé à 6,7 milliards de shekels (1,2 milliards d’euros) en hausse de 30% par rapport à 2004.

Conformément aux engagements qu'il a pris dans le cadre de l'AGCS, le droit d’établissement dans le secteur bancaire est libre et il n'y a pas de restrictions pour la création d'établissements bancaires de droit israélien, l’acquisition par des non-résidents d’une banque israélienne ou l'ouverture de succursales de banques étrangères. Néanmoins, en pratique, la présence de banques étrangères en Israël reste faible, limitée à des bureaux de représentation, et seules City Bank, HSBC, Standard Chartered Bank et depuis début 2006, BNP-Paribas, disposent de filiales.

La privatisation et les mouvements de fusion ont été un autre aspect majeur de la réforme du système bancaire. L'État a vendu presque toutes ses actions de la banque Hapoalim Ltd et une partie de ses actions d'Israël Discount Bank Ltd. L'État ne détient plus que 28,3% du capital de la banque Leumi Ltd. En janvier 2005, les Banques Mizrahi et Tefahot ont fusionné devenant les banques leaders en Israël dans les domaines du prêt hypothécaire.

Outre la privatisation des participations de l’État, plusieurs réformes ont été menées au cours des années 90 pour amener le système bancaire au niveau des standards internationaux. Depuis 1997, pour éviter les risques liés à la formation de conglomérats et dynamiser le marché des capitaux, les banques ne peuvent plus détenir plus de 20% d’une entreprise non financière. La réforme Bachar votée en septembre 2005, fixe de nouvelles règles pour mettre fin au duopole des banques Hapoalim et Leumi et leur imposer un désengagement des sociétés d’assurance et autres fonds de prévoyance et offrir aux entreprises des sources de financements autres que les banques.

Enfin, le marché financier bénéficie d’une Bourse moderne à Tel Aviv (TASE) qui fêtait ses 70 ans en 2005 et d’une multitude d’acteurs financiers spécialisés à l’instar d’un marché mature du capital-risque grâce notamment au programme Yozma lancé en 1996 et composé de 10 fonds d’investissements d’environ 20 millions de dollars et qui a servi d’amorce à l’industrie du capital risque. Israël est le 2ème pays derrière les USA pour l’importance du capital risque avec 8,7 milliards d’USD levés les dix dernières années, 1,3 milliards d’USD d’investissements en 2005 (437 millions de USD pour le premier trimestre 2006), les investisseurs étrangers les plus actifs étant Intel Capital, JP Morgan, JAFCO, Accel Partners et Shamrock. Attirés par le dynamisme israélien, les plus grands fonds de capital investissements américains et européens ont d’ailleurs ouvert des branches israéliennes, comme Sequoia, Benchmark, Accel, Walden, Advent, Apax, Alta-Berkeley, et Partech.
 
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