| PERSPECTIVES PAYS - LIBAN |
| Panorama général |
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| Situé dans un carrefour géopolitique stratégique, au sud de la Syrie, au nord d’Israël et de la Jordanie, et à l’est de l’Irak, le pays du Cèdre est au cœur d’une zone de conflits. Après quinze années de guerre civile, il a dû faire face à une reconstruction difficile en essayant de conjuguer à la fois relance économique et maîtrise des équilibres macroéconomiques. |
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Base documentaire |
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Introduction |
Situé dans un carrefour géopolitique stratégique, au sud de la Syrie, au nord d’Israël et de la Jordanie, et à l’est de l’Irak, le pays du Cèdre est au cœur d’une zone de conflits. Après quinze années de guerre civile, il a dû faire face à une reconstruction difficile en essayant de conjuguer à la fois relance économique et maîtrise des équilibres macroéconomiques. Engagé dans un processus de réforme de la politique économique, de modernisation industrielle et agricole, d'amélioration du climat d'investissement et d'ouverture du marché intérieur tout en l’intégrant dans l’économie mondiale, le pays voudrait retrouver la place qu’il occupait dans la région, l’une des grandes métropoles lévantines et « la suisse du Moyen Orient ».
L'économie libanaise a connu une croissance soutenue d’une moyenne de 6 à 7% entre 1992 et 1997, tirée notamment par la reconstruction du pays après 15 ans de guerre civile, et le secteur financier, ce qui a entraîné un véritable relèvement du niveau de production intérieure et un quintuplement du PIB en 15 ans pour atteindre environ 22,3 milliards d’USD en 2005. Cependant, la dette publique située à 34,5 milliards de dollars fin 2005, soit 180% du PIB ne cesse d’augmenter.
La conférence de Paris II de 2002 a permis une forte mobilisation de la communauté internationale pour restructurer la dette libanaise. Au total, le Liban a ainsi obtenu des financements de 10,1 milliards d’USD (32% de la dette globale).
Si le secteur des services est un poids lourd de l’économie (72,3% du PIB), l’agriculture et l’industrie jouent également un rôle important. L’agriculture représente 6% du PIB et emploie 10% de la main d'œuvre et on estime que 30% de la population vit à travers les emplois et activités connexes qu'elle génère. L’industrie contribue, quant à elle pour 20,8% du PIB.
Dépourvue de ressources minérales et dotée d’un secteur productif limité, l’économie libanaise repose traditionnellement sur les importations : près de 90% des produits consommés sont importés et le taux de couverture des échanges extérieurs est de 22% en 2005 avec un déficit structurel de la balance courante (15% du PIB). En 2005, les importations ont atteint 1,747 milliards d’USD tandis que les exportations ont atteint 189 millions d’USD. Les principales importations sont les produits agricoles et agroalimentaires, des carburants, les produits miniers des équipements mécaniques, électriques et électroniques et des produits chimiques. Le Liban exporte principalement des produits de la bijouterie-joaillerie, des sous-ensembles mécaniques et électriques, des métaux, des produits chimiques et des produits agricoles et agroalimentaires.
Le premier partenaire commercial du Liban est l'Union Européenne (40% de ses importations en 2005 et 9% de ses exportations). Les principaux fournisseurs du Liban sont l'Italie (9,4%), la France (7,8%), l'Allemagne (7,8%), la Chine (7,6%) et les Etats-Unis (5,9%). Ses principaux clients sont les pays arabes notamment l’Irak (14,6%), les EAU (8,3%), la Jordanie (7,7%), l’Arabie saoudite (7,2%), la Turquie (7,3%).
Grâce à une longue tradition de marché ouvert, le Liban entretient des liens étroits avec le monde arabe, les États-Unis et l’Europe. Membre de la Ligue des États arabes, le Liban est assuré de l’aide d’une diaspora de 15 millions de nationaux vivant à l’étranger. Excepté pour les projets d’infrastructures, le gouvernement s’est toujours gardé d’intervenir dans le secteur privé, qui représente 90% du PIB.
L’accord d’association avec l’Union Européenne a été signé en juin 2002 et un accord provisoire concernant le commerce et les mesures liées au commerce sont entré en vigueur le 1er mars 2003. Enfin, l'accord d’association est entré en vigueur le 1er avril 2006. Les dispositions commerciales de l'accord intérimaire prévoient qu’une zone franche devrait être créée en 2015, douze ans après l'entrée en vigueur de l'accord. Les exportations agricoles libanaises pourraient alors entrer dans l'UE sans restriction quantitative à quelques exceptions près. L'accord impose aux deux parties d’éliminer les droits de douane et de s'abstenir de mettre en place de nouveaux tarifs ou toutes autres formes de barrières aux échanges. Des réductions tarifaires sur la plupart des produits sont prévues, selon différents programmes, en fonction des catégories de produits. La plupart des produits industriels importés de l'UE feront l’objet d’un démantèlement progressif des tarifs qui leurs sont associés, 5 ans après l'entrée en vigueur de l'accord, soit d’ici à mars 2008. La disparition des obstacles aux échanges devra être effective en 2015. Ces produits incluent les produits minéraux, les produits chimiques, les articles en bois et en cuir, les articles textiles, les bijoux, les métaux non précieux, les machines et l'appareillage électrique et l'équipement de transport. Les importations de certains produits agricoles et agroalimentaires (protocoles 2 et 3) sont limitées en termes de volume et de poids, ceci à des fins de protection de l’agriculture nationale. Les exportations libanaises de biens agricoles et de produits de la pêche ne peuvent majoritairement pas accéder librement aux marchés européens. Plus spécifiquement, les produits inclus aux chapitres 1 à 24 de la Charte tarifaire libanaise, bénéficient d’un démantèlement tarifaire progressif.
Le Liban est également signataire de l’Accord arabe de libre-échange (GAFTA) qui regroupe tous les pays membres de la LEA. Un accord bilatéral avec la Syrie permet déjà ce libre-échange entre les deux pays. Parallèlement, le Liban a ratifié deux accords bilatéraux avec l’Egypte et la Jordanie, le premier en 1998 est entré en vigueur en 1999 et le second, signé en 2002, qui n’est pas encore en place. La multiplication des accords commerciaux devrait accélérer le système d’intégration régionale amorcé par le Liban. Le Liban devrait également adhérer à l’OMC en 2006. |
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Les défis |
-Le Liban connaît une croissance volatile (4.9% en 2003, 6.3% en 2004, entre 0 et 1% en 2005) soutenue par une consommation privée supérieure à la production intérieure, alimentée par des transferts massifs de la diaspora;
-Le Liban doit trouver le juste milieu entre le maintien de la stabilité économique grevée par une dette exorbitante, dont le profil a fait l’objet d’un réaménagement partiel grâce aux contributions des organisations internationales à l’occasion de la conférence de Paris II, et la poursuite des dépenses de reconstruction notamment du Sud-Liban depuis le retrait israélien en 2000;
-Le taux de chômage, estimé à 20%, reste élevé notamment chez les jeunes en quête d’un premier emploi;
-Le Liban souffre de la faiblesse structurelle de son secteur productif, l’agriculture et l’industrie ne représentant respectivement que 6,9% et 20,8% du PIB et sa forte dépendance des importations, plus de 80% des produits consommés sont importés. Les exportations libanaises manquent de dynamisme et ne représentent que 10% du PIB. La dépendance de l'économie vis-à-vis des importations provoque un profond déséquilibre de la balance commerciale;
-Les ressources minières (fer, charbon, phosphates, sel) sont limitées;
-La situation géopolitique du Liban, entre Israël et la Syrie et les incertitudes liées à son environnement régional pèsent sur les perspectives économiques du pays et donc sur sa capacité à attirer des investissements directs étrangers;
-La dette publique, héritée de la reconstruction du pays après la guerre, atteint un niveau difficilement soutenable (38 milliards d’USD fin 2005 environ, soit 170% du PIB) dont le profil a fait l’objet d’un réaménagement partiel grâce aux contributions réunies à l’occasion de la conférence de Paris II. |
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Repères |
| Capitale |
Beyrouth |
| Superficie |
10 452 km2 |
| Population 2009 |
3 849 000 habitants |
| Langues |
Arabe, français, anglais |
| PIB 2009 (dollars) |
31,3 milliards d'US$ (FMI) |
| PIB per capita (dollars) |
8 131 USD en 2009 (FMI) |
Fête nationale
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22 novembre (Indépendance en 1943) |
| Religion |
Musulmans (70%), chrétiens (30%, majorité de maronites) |
| Accord d’Association avec l’UE |
Signé le 17/06/2002, Accord intérimaire en vigueur depuis le 1/03/2003. Accord en vigueur le 1/04/2006.
Site web de la Délégation de l’UE :
http://www.dellbn.ec.europa.eu/
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| Adhésion à l’OMC |
Statut d’observateur depuis 1999, adhésion prévue en 2006 |
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FMI,
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