| PERSPECTIVES PAYS - MALTE |
| Panorama général |
|
|
| |
|
Introduction |
Au Sud de l’Italie et au Nord-Est de la Tunisie, au milieu de la Méditerranée, l’île de Malte a adhéré à l’Union Européenne le 1er mai 2004. Le 8 mars 2003, le référendum sur cette question obtenait en effet une majorité de « oui ». Le pays a respecté tous les critères fixés par Maastricht. L’Union Européenne s’est d’ailleurs déclarée satisfaite des bonnes performances de l’île. Au plan financier, ce petit État à l’administration réduite, va devoir s’aligner sur l’acquis communautaire, en continuant ses efforts de restructuration.
Malgré sa petite taille, Malte peut se flatter d’avoir une économie saine et performante. Le commerce international, et notamment l’exportat, y occupe une place importante. Ne pouvant survivre que grâce à son ouverture sur le monde extérieur, Malte est signataire de bon nombre de conventions internationales, principalement dans les domaines économiques et financiers, mais aussi maritime, aérien, culturel… L’Union Européenne est son premier partenaire commercial. L’investissement étranger a permis durant la dernière décennie de moderniser l’île. Malte est donc déjà préparée à la concurrence.
L’État a réduit le poids de la fonction publique. Le programme de privatisations se poursuit pour préparer au mieux cette future adhésion. Les télécommunications et l’énergie sont les principaux secteurs qui seront libéralisés. L’inflation est contenue, le déficit budgétaire, même s’il reste élevé, commence à se réduire, la balance commerciale s’améliore, et le chômage diminue.
Le tourisme est un poids lourd du secteur des services, tout comme le transport maritime et les chantiers navals. En effet, la flotte commerciale de Malte est la cinquième du monde en nombre de navires. L’industrie, textile et produits électroniques principalement, assure 30 % du PIB, et emploie 35 % de la population active. L’économie est dominée par les micro-entreprises : 95 % des sociétés emploient moins de dix personnes. |
|
| |
|
Défis |
Malte produit seulement 20 % des besoins alimentaires de sa population. Elle est donc très dépendante des importations. Les ressources naturelles ne sont pas nombreuses. L’île n’a pas de sources d’énergie domestique - si ce n’est le soleil…-. L’agriculture compte pour seulement 2,5 % dans le PIB à cause du climat aride, du morcellement des terres et de l’érosion des sols. Le gouvernement a débloqué des aides pour les trois ans à venir. Autre point noir, le déficit budgétaire, trop élevé pour un État de cette taille. Peu à peu, son poids diminue. Enfin, Malte souffre de son image de pavillon de complaisance, notamment depuis le naufrage de l’Erika. Une étiquette dont l’île tente de se débarrasser. |
|
| |
|
Points forts |
La main-d’œuvre maltaise est qualifiée et flexible. Malte peut s’appuyer également sur une diaspora importante et efficace. Le système judiciaire est transparent et efficace. L’île a adopté en 2000 une loi, le « Business Promotion Act », favorisant les investisseurs étrangers. Parmi les nombreuses mesures, des exonérations fiscales, des aides à la formation des personnels, et des prêts financiers pour l’acquisition de biens immobiliers ou de matériel. La législation encourage aussi l’implantation de sociétés étrangères sur le sol maltais. La pharmacie, l’électronique, l’informatique, l’agroalimentaire, l’environnement ou la chimie fine sont autant de secteurs riches d’opportunités pour les investisseurs. Après avoir développé à toute allure ses infrastructures touristiques, Malte désire davantage valoriser ses sites. Parmi les objectifs, la création de nouvelles stations d’épuration et d’installations de gestion des déchets. |
|
| |
|
Repères |
| Capitale |
La Vallette |
| Superficie |
316 km² |
| Population |
390 000 |
| Langues |
Maltais, anglais |
PNB/habitant (dollars)
|
17 000 |
| Religion |
Catholiques (91 %) |
| Fête nationale |
21 septembre (Indépendance en 1964), et 13 décembre (République de 1974) |
|
|
|
|
|
|