| PERSPECTIVES PAYS - MAROC |
| Panorama général |
|
|
| |
|
Introduction |
Méditerranéen, mais tourné vers l’Atlantique, le Royaume du Maroc est le plus occidental –au sens géographique- des pays de la rive sud. Au cours de la dernière décennie, le Maroc s’est engagé dans un ambitieux programme de réformes structurelles dans plusieurs domaines axées sur la libéralisation de l’économie et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. L’objectif poursuivi est d’amener l’économie marocaine sur une trajectoire de croissance plus soutenue et d’améliorer les conditions de vie et de lutter contre les disparités sociales et régionales. Le Maroc a accompli avec ces récentes réformes, des avancées significatives en matière de démocratisation de la vie publique, d’éducation et de santé, et de renforcement des infrastructures de base. Tout cela concourt à consolider la stabilité sociale et politique.
La croissance de l’économie marocaine demeure cependant volatile et dépendante des aléas du secteur agricole. Elle a atteint un taux de 4,5% pendant la période 2001-04 et est retombé à 1,4% en 2005 (les prévisions du budget 2005 tablaient sur un taux de 3%), en raison de la variabilité de l’agriculture marocaine, la croissance traditionnellement faible du secteur hors agriculture, la lente transformation de l’épargne nationale en investissements à haut niveau de productivité (y compris celles générées par les transferts de fonds de l’étranger) et la faible compétitivité des entreprises marocaines dans l’économie mondiale malgré la mise en place du programme de mise à niveau des entreprises.
L’inflation demeure peu importante (2,6% en 2005) et la position extérieure se situe à un niveau confortable ; le taux d’endettement extérieur de 15,4 milliards d’USD (25,2% du PIB) et le déficit budgétaire (6,3% du PIB) restent modérés, mais sont fortement tributaire des produits de la privatisation, des envois de fonds des travailleurs à l’étranger, des recettes touristiques et des investissements directs étrangers. Le ratio de dette publique est en progression de 71% du PIB, contre 66,4% en 2004 et 66,9% en 2003.
Globalement, le secteur primaire emploie 45% de la population active totale et 60% de la population active féminine, l’agriculture représentant entre 12 et 17% du PIB selon les années et la pluviométrie. Le secteur secondaire représente 30% du PIB et est porté par les activités d’extraction et de transformation du phosphate qui représente plus de 90% de la production mondiale. Le secteur tertiaire représente quant à lui, 38% du PIB, dont près de 8% du PIB uniquement pour le tourisme.
Les tendances à long terme du commerce marocain démontrent une ouverture commerciale régulière passant de 41% en 1977 à 52% en 2002 et donc une plus forte insertion dans l’économie mondiale. En 2004, les importations ont atteint 17,822 milliards d’USD et les exportations 9,925 milliards d’USD.
Les exportations du Maroc sont dominées par trois groupes de produits, représentant près de 79% du total des ventes : les biens de consommation (composées à plus de 80% de produits textiles), les demi-produits (acide phosphorique, engrais naturels et chimiques et bois) et les produits alimentaires. Les ventes de produits bruts (11,6% du total des exportations) sont composées essentiellement du phosphate. Les importations du Royaume sont composées à près de 85% de demi-produits, biens de consommation, biens d’équipement et produits énergétiques.
L’UE est le premier partenaire commercial du Maroc. En 2004, 65% des importations marocaines (9,6 milliards d’euros) provenaient de l’UE et 70% de ses exportations (6 milliards d’euros) y étaient destinés. La France est de loin, le premier partenaire commercial du Royaume (23,5% du total des échanges), suivie de l’Espagne (12,9%), de l’Italie (5,7%), de l’Allemagne (4,1%), de la Grande Bretagne (3,7%) et des Etats-Unis (4,1%).
Le Maroc a signé le 26/02/1995 un accord d’association avec l’Union Européenne, accord entré en vigueur le 1er mars 2000. Cet accord établira progressivement le libre échange des produits industriels, auxquels l’Union Européenne a déjà accordé le libre accès, tandis que le Maroc s’est engagé à opérer un démantèlement tarifaire sur une période de 10 ans à compter de mars 2003. En ce qui concerne les produits agricoles, de nouvelles concessions commerciales réciproques sont entrées en vigueur en janvier 2004. Une clause de “rendez-vous” est fixée pour 2007, en vue de poursuivre le processus de démantèlement des droits de douane appliqués sur ces produits. S’agissant de la libéralisation du commerce des services, l’accord contient des dispositions relatives à la liberté d’établissement et à la libéralisation des services, à la libre circulation des capitaux et aux règles de concurrence, au renforcement de la coopération économique sur la base la plus large possible et de la coopération en matière de migration et d’affaires sociales, de même qu’à la coopération culturelle.
Un accord de libre-échange a également été conclu avec les Etats-Unis en 2004 permettant l’accès immédiat en franchise de droit pour 95% des biens industriels et de consommation du Maroc sur une base de réciprocité. L’accord conclu avec les États-Unis devrait jouer un rôle moteur pour attirer l’investissement direct étranger et faire du Maroc une plate-forme d’exportation à destination de l’Europe et des États-Unis en tirant profit de sa situation géographique et du complexe portuaire Tanger-Med. Les autorités ont par ailleurs continué la libéralisation des échanges à l’échelon régional en signant un accord commercial avec la Turquie et l’Accord d’Agadir avec la Tunisie, la Jordanie et l’Égypte. |
|
| |
|
Défis |
L'économie marocaine demeure très dépendante de l'agriculture (20% du PIB, 40% de l'emploi), et par conséquent d'aléas climatiques.
Le chômage est élevé, conjugué à une croissance toujours importante de la population active (3%) et à une participation de plus en plus large des femmes à la population active. De larges segments de la population sont toujours socialement et économiquement marginalisés (environ 15% de la population est considérée pauvre). Or, en dépit des progrès enregistrés au cours des dernières années, la dynamique économique actuelle est insuffisante pour maintenir l’emploi et relever ces défis.
Une Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH) a été lancée en mai 2005, visant vise à réduire les disparités sociales et géographiques, à développer les sources de revenu et d’emploi et à aider les populations vulnérables au moyen d’un processus participatif et transparent. Le coût total de l’Initiative pour la période 2006-2010 est estimé à 10 milliards de dirhams (2% du PIB). |
|
| |
|
Points forts |
Bénéficiant d'atouts importants, (ressources naturelles, tourisme, population, faible coût et qualité de la main-d’œuvre), le pays pratique une politique de réformes structurelles qui lui vaut l'intérêt des investisseurs.
Sa proximité politique, économique et financière de l'Union Européenne contribue au dynamisme de l'économie.
Sa stabilité politique et son évolution démocratique lui assurent le soutien de la communauté internationale.
Le Maroc a fait des avancées significatives en matière de potentiel d’attractivité des investissements étrangers notamment pour ce qui concerne la gouvernance, la démocratie, le cadre légal des IDE, considéré conforme aux standards internationaux, l’intégration internationale, l’ouverture commerciale et le niveau de régulation du marché. Par ailleurs, le pays a considérablement progressé pour ce qui est de la stabilisation de la situation macroéconomique avec des taux d’inflation faibles, une maîtrise de la balance des paiements, doublée actuellement par une évolution favorable de la balance courante du fait des rapatriements des fonds des travailleurs et des recettes du tourisme et un accès au crédit largement facilité.
Enfin, le pays a développé des infrastructures d’accueil des IDE telles que des zones industrielles entièrement aménagées, des parcs industriels, technoparcs et zones franches d'exportation et logistique des zones d'activités économiques et des pépinières d'entreprise.
Une place financière offshore a été instituée par le Dahir n° 1-91-131 portant promulgation de la loi n° 58-90. Cette place offshore est ouverte aux activités de banques et aux sociétés holding autorisées à y établir leur siège et agences.
Le pays dispose d’un certain nombre de secteurs attractifs : agro-industrie, pêche, phosphate, sous-traitance électronique, automobile et aéronautique, BTP, tourisme, télécommunications, commerce, transport, textile-habillement et cuirs. |
|
| |
|
Repères |
| Capitale |
Rabat |
| Superficie |
720 000 km2 |
| Population |
28 705 000 habitants |
| Langues |
Arabe, berbère, français. Espagnol parlé couramment |
| PIB (dollars) |
52 milliards (WDI 2005) |
| PIB per capita (dollars) |
1 725 USD, 4 503 USD en ppp. (WDI 2005) |
| Monnaie |
Dirham marocain (MAD)
1 Euro = 10,94 MAD - 1USD = 9,27 MAD (2005) |
| Religion |
Islam (98,7% de musulmans) |
| Fête nationale |
30 juillet (Fête du Trône), 18 novembre (Fête de l’indépendance) |
| Accord d’Association avec l’UE |
Signé le 26/02/1996. En vigueur depuis le 1er mars 2000
Site web de la Délégation de l’UE :
http://www.delmar.cec.eu.int/
|
| Adhésion à l’OMC |
Observateur depuis 1985. Accession en cours de négociation |
|
|
|
|
|
|