| FOCUS PAYS - AUTORITé PALESTINIENNE |
| Panorama général |
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Un fort potentiel de développement économique, encore exploité |
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Ces 30 dernières années, l’économie palestinienne a profondément souffert de la situation politique, qui l’a empêchée de saisir les nombreuses opportunités de développement. Mais tout laisse à penser que, une fois la paix et la stabilité retrouvées, la reprise devrait être rapide, et ce dans tous les secteurs de l’économie. En effet, pendant les périodes de relative accalmie survenues au cours des années 90, cette dernière a enregistré des taux annuels de croissance dépassant les 10%.
Lors de son établissement en 1994, l’Autorité palestinienne a pourtant dû faire face à des enjeux considérables. Parallèlement à la reconstruction des institutions et du système politique, il était urgent de relancer l’économie pour financer l’investissement, créer les nombreux emplois nécessaires à la population, et développer les exportations en vue d’équilibrer la balance commerciale. Malgré la situation politique difficile, des mesures favorables à une amélioration de l’environnement des affaires ont pu être adoptées : réforme des institutions, développement de l’intermédiation financière grâce à l’ouverture d’une bourse nationale, loi d’encouragement de l’investissement, accords commerciaux, reconstruction des infrastructures et services sociaux, etc.
Avec des politiques favorables à l’économie de marché, le gouvernement poursuit ses efforts en vue de lever les obstacles au développement de la production nationale et du secteur privé. Bien qu’il se soit considérablement développé depuis 2000, le secteur public a eu un poids historiquement faible dans l’économie palestinienne, qui ne devrait donc pas connaître la lourde phase de privatisation et de restructuration que les pays en développement doivent généralement traverser. Ce sont les activités les plus immatérielles (par exemple, TIC, souvent en collaboration avec des entités israéliennes, pharmacie, télétravail etc.) qui souffrent évidemment le moins des contraintes liées à la mobilité et permettent aussi de mobiliser l’importante diaspora palestinienne (deux tiers de la population totale).
Le secteur des services joue un rôle majeur dans l’économie palestinienne. En 2007, il contribuait à 65% du PIB et 60% de l’emploi total. Depuis 1994, le secteur a connu une forte croissance, tirée, d’une part, par les efforts du secteur public pour réhabiliter les services sociaux et, d’autre part, par les besoins de l’industrie et de la construction (transport, ingénierie, design, communications, services financiers). Avec le développement des TIC et l’intégration croissante de l’économie palestinienne avec les marchés mondiaux, il est appelé à croître encore davantage.
Enjeu majeur pour la reconstruction du pays, la revitalisation de l’industrie manufacturière a nécessité la mise en place de dispositifs d’accompagnement des investisseurs et la création de liens avec les autres secteurs, notamment l’agriculture, le bâtiment et les travaux publics. Grâce aux efforts consentis, la contribution de l’industrie au PIB est passée de 8% au milieu des années 80 à 17% au milieu des années 90. En 2007, le secteur représentait 16% de la production nationale et 11% de l’emploi total. Certaines filières comme l’agro-alimentaire ou la chimie ont pu émerger. Avec sa population hautement qualifiée, le pays présente un réel potentiel de développement dans les industries plastiques, électriques, électroniques et l’ingénierie.
En ce qui concerne la Bande de Gaza, la reprise serait certainement plus rapide dans certains secteurs que dans d’autres en cas de réouverture des frontières avec Israël. Dans les BTP, les nombreux chantiers arrêtés pourraient reprendre presque immédiatement. Il en va de même pour la plupart des industries, notamment plastique, chimique, métallique et agro-alimentaire. En revanche, les filières du textile et de l’ameublement, qui exportent la majeure partie de leur production vers Israël, auront besoin de programmes d’assistance pour s’orienter vers d’autres marchés, au sud notamment. Les accords signés avec l’Egypte en 2005 dans le cadre de la Ligue Arabe, qui ouvrent l’accès aux entreprises de Gaza à l’aéroport d’El-Arish et au port de Port Saïd par Rafah, posent les bases d’un tel développement.
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Un cadre règlementaire protecteur et incitatif pour stimuler l’investissement étranger |
Afin d’attirer les investissements dans les Territoires palestiniens, le gouvernement a mis en place un cadre règlementaire favorable aux investisseurs potentiels. En vertu du principe de non discrimination, toutes les avantages prévus par la loi sont offerts aussi bien aux investisseurs locaux qu’étrangers, qu’ils agissent seuls ou en partenariat. En 2005, plusieurs amendements ont été apportés à la loi d’encouragement de l’investissement de 1998 afin d’offrir des avantages supplémentaires aux investisseurs étrangers. Ils doivent encore être approuvés par le Conseil législatif palestinien. La loi contient déjà une protection contre l’expropriation, des garanties de rapatriement, des incitations et exonérations fiscales, etc. Une nouvelle loi relative à l’entreprise est également en attente d’approbation. Fortement inspirée du modèle jordanien, elle vise à fournir un cadre moderne et unifié à toutes les entreprises implantées dans les Territoires palestiniens.
Afin de faciliter ses échanges commerciaux, la Palestine a signé des accords avec un certain nombre de pays : l’Union européenne, l’AELE, les Etats-Unis, le Canada, la Jordanie, l’Egypte, la Russie, l’Arabie Saoudite, Israël, la Turquie et le GAFTA. Pour importer des biens à l’intérieur de la Cisjordanie et de Gaza, une licence est nécessaire. En revanche, aucune licence n’est demandée aux entreprises exportatrices, à l’exception de certaines catégories particulières de biens.
Plusieurs entreprises d’envergure internationale se sont implantées en Palestine et ont commencé à opérer dans différents domaines d’activité. Elles reposent souvent sur les fonds d’expatriés souhaitant faire bénéficier leur pays d’origine de leur expérience et de leurs relations internationales. Cette catégorie d’investisseurs a été identifiée comme un acteur clé pour l’avenir de la Palestine. Par le passé, le développement des affaires et du commerce était principalement tourné vers l’Europe et le Golfe. Plus récemment, les entreprises locales ont commencé à s’adresser aux groupes américains pour monter des partenariats, joint-ventures ou obtenir une expertise technique.
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