> Accueil > Focus pays > Panorama général
Focus pays
Algérie
Egypte
Israël
Jordanie
Liban
Libye
Maroc
Autorité Palestinienne
Syrie
Panorama général
Success story
Liens utiles sur le pays et autres ressources
Tunisie
Turquie
Les dernières actus
Les investisseurs récents
Recherche
 
Dernières publications
PUBLICATION ANIMA
    07 Novembre 2011 Investissement socialement responsable : quelle stratégie pour la Méditerranée ?  
   
  > Toutes les publications
 
 
     
FOCUS PAYS - SYRIE
Panorama général

Trait d’union entre l’Europe, l’Asie et l’Afrique, la République arabe syrienne est entourée par le Liban à l’ouest, Israël et la Jordanie au Sud, l’Irak à l’Est et la Turquie au Nord.

Utilisez ANIMA-MedMaps, un outil interactif permettant de géolocaliser les investissements directs étrangers et les partenariats d’affaires détectés en Syrie depuis 2003. www.medmaps.eu

Actualités de l'investissement - Syrie
Investissements et partenariats - Syrie
Base documentaire
 
 
Une économie socialiste sur la voie de l’ouverture et de la libéralisation

Cliquer ici pour télécharger l'étude complète sur la Syrie ou Cliquer ici pour télécharger la fiche pays

Après 30 ans de fort interventionnisme étatique, l’économie syrienne s’est engagée dans un mouvement d’ouverture en 1991 et surtout depuis le début des années 2000. Une dualité croissante entre secteurs public et privé est observable. D’un côté, le secteur public, dominé par quelques grandes entreprises créées, au cours des années 60, 70 et 80, pour diriger des secteurs stratégiques tels que l’industrie métallurgique et des matériaux, les industries chimique, textile et agro-alimentaire, etc., enregistre de faibles performances et aurait besoin d’une profonde restructuration. De l’autre, le secteur privé connaît une croissance rapide grâce aux investissements massifs réalisés dans les services, le commerce et les industries légères. Entre 2000 et 2007, sa contribution à la production nationale est passée de 52,3% à 60,5%. Afin d’encourager cette dynamique, le gouvernement tient compte de manière croissante des préoccupations des entreprises dans la mise en œuvre de sa politique économique.

Des progrès importants ont été réalisés, en particulier avec la libéralisation du secteur des banques et assurances, l’attribution de concessions, l’ouverture au privé de nombreux secteurs non stratégiques. Cette vision se heurte encore à une culture d’Etat assez bureaucratique et centralisée, ainsi qu’à l’absence d’un environnement adapté aux besoins d’une entreprise moderne (accès à l’internet rapide, etc.). Mais l’ouverture de l’économie est en grande partie une obligation pour le pays, confronté à la forte croissance démographique (donc à des besoins sociaux grandissants), au déclin prévu des ressources pétrolières (même si les revenus ont récemment augmenté avec le prix du baril) et, par conséquent, à la nécessité de trouver de nouvelles ressources d’exportation remplaçant à terme le pétrole (la balance commerciale est devenue négative à partir de 2007). Il s’agit aussi de moderniser un appareil industriel souvent obsolète, l’Etat n’étant plus en mesure de venir au secours des entreprises publiques déficitaires.

Après une décennie de faible croissance, l’économie syrienne a connu un net rebond à partir de 2004, favorisé par le développement du secteur privé, l’augmentation des exportations vers les autres pays arabes et la hausse des prix pétroliers. Le taux de croissance a ainsi atteint 6% en 2007. Malgré son déclin, le pétrole continue à générer la majeure partie des recettes en devises du pays, complété par les exportations des autres secteurs, les revenus du tourisme et les transferts des Syriens vivant à l’étranger. L’agriculture, qui couvre environ un tiers du territoire national et contribue à hauteur de 25% de la production, conserve un rôle majeur dans l’économie syrienne. Les 1,5 millions d’Irakiens qui sont venus se réfugier en Syrie depuis 2003 ont contribué à la croissance rapide de la demande domestique.
Conscient qu’une diversification de l’économie, un élargissement de la base fiscale et une restructuration du secteur industriel public s’avèrent indispensables pour garantir une croissance à long terme (avec un objectif de +5% par an d’ici 2010 et de +7% sur la période 2011-2015) et créer des emplois pour sa population jeune et en rapide augmentation, le gouvernement a adopté un 10ème Plan quinquennal de développement en 2006. Retenant le développement des investissements et du secteur privé comme facteurs clés de succès, il fixe un calendrier de réformes économiques et de projets à mettre en œuvre d’ici 2010. Le pays passe progressivement d’une économie étatique planifiée à une économie de marché qui reste relativement dirigée et encadrée.

Tout d’abord, le Plan engage un important chantier de réformes fiscales (mise en place de la TVA), budgétaires, monétaires, commerciales, du marché du travail, etc. Il prévoit ensuite un vaste programme d’investissements dans les infrastructures, visant à répondre aux besoins des entreprises internationales en matière de sites d’implantation, de réseaux et services de TIC, etc. D’autres projets concernent la restructuration des entreprises publiques, la mise à niveau des entreprises privées, notamment des PME, le renforcement du capital humain et le développement de secteurs prometteurs tels que le tourisme, l’agriculture, l’agro-alimentaire, l’industrie, la construction et les transports. Les incitations attribuées aux projets d’investissement dans ces secteurs confirment l’importance accordée au secteur privé. A long terme, la Syrie souhaite orienter son économie vers des activités à forte intensité intellectuelle.

 

 
Un appel à l’investissement étranger pour moderniser l’industrie et attirer des activités exportatrices

Dans le cadre de l’ouverture de son économie, la Syrie met progressivement en place des mesures pour encourager l’investissement, notamment étranger. En 2007, une nouvelle loi de l’investissement a remplacé celle de 1991, officialisant l’évolution de la position du pays vis-à-vis des investissements étrangers. Il est en particulier possible de créer une entreprise sans partenaire syrien et de rapatrier ses dividendes ou les capitaux investis en cas de vente.

Une agence nationale de l’investissement (SIA) a été créée et placée sous l’autorité du Premier ministre. Elle vient remplacer le Bureau de l’investissement préexistant, sous la tutelle du Ministère de l’Industrie, et accorde de nombreux avantages aux investisseurs étrangers. Le développement de zones franches et de cités industrielles doit faciliter leur implantation.

Cette volonté d’ouverture se manifeste également par la signature d’accords commerciaux : mise en place de la grande zone arabe de libre échange (GAFTA) en 1998, entrée en vigueur d’un accord bilatéral de libre échange avec la Turquie en 2005, engagement de négociations avec l’Union européenne en 2004 en vue de la signature d’un accord d’association, etc.

Les efforts consentis par le gouvernement ont été récompensés par une nette augmentation des IDE. Au cours de la période 1991-2007, 226 projets ont été enregistrés pour un montant de 442 milliards de livres syriennes, soit 29,6% de l’investissement total réalisé dans le pays durant la période. Trouvant leur origine dans 35 pays différents, ces IDE sont dominés (au regard du nombre de projets enregistrés) par les investissements turcs, irakiens, libanais saoudiens, koweitiens, jordaniens, etc. En 2007, les 787 millions de dollars d’IDE enregistrés représentaient 2,1% du PIB. De 2007 à 2008, les investissements totaux enregistrés au premier semestre sont passés de 2 à 3,5 milliards de dollars, soit une hausse de 70%. Les IDE y ont fortement contribué.

La réforme du secteur bancaire, qui s’est faite en plusieurs temps, a accompagné la politique d’ouverture aux IDE. La loi n°28 d’avril 2001 avait permis l’ouverture d’établissements bancaires privés. La loi n° 23 de mars 2002 avait redéfini le rôle et le statut de la Banque Centrale, organe de supervision de toutes les banques privées ou publiques. D’autres mesures récentes comme l’autorisation d’ouverture de comptes bancaires en devises, la possibilité de transfert des devises, la baisse des taux d’intérêt du marché monétaire illustrent la volonté des autorités syriennes de faire évoluer la politique monétaire et financière du pays. Le secteur privé s’est étoffé depuis 2004 de nouvelles banques, filiales de banques des pays voisins (en particulier Liban et Golfe), qui travaillent depuis longtemps déjà avec le secteur privé syrien. Une commission de Bourse a été constituée début 2006 afin de mettre en place une législation boursière permettant le lancement d’une bourse des valeurs Damascus Stock Exchange.

Le secteur de l’assurance, qui était monopolisé par la Compagnie Syrienne d’Assurance, a été également ouvert à l’investissement privé avec la promulgation de la loi n°43 de juin 2005 et 9 compagnies ont reçu l’autorisation d’exercer.

Cliquer ici pour télécharger l'étude complète sur la Syrie

Cliquer ici pour télécharger la fiche pays
 
Accès Membres
 
 
 
 
Alertes News
 
 
Dernières actualités - Syrie
Les dernières actus
 
Investissements - Syrie
Les investisseurs récents