| PERSPECTIVES PAYS - TURQUIE |
| Opportunités d'affaires & marketing territorial |
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Introduction |
Classée 20ème plus grande économie au monde par la banque mondiale par ses revenus et avec un poids démographique de 72 millions et une position géographique lui donnant accès à un marché de presque 1 milliard de consommateur, la Turquie offre de nombreux atouts grâce à une base industrielle solide et des perspectives de croissance dans de nombreux domaines. Sa position géographique en fait un pays de transit pour les projets internationaux dans le domaine du pétrole et le gaz et le pays est devenu un « hub énergétique ». Grâce à de nombreux projets de construction d’oléoduc et de gazoducs entre les différents pays de la région, la Turquie pourrait devenir la quatrième plus grande source d'énergie d’Europe après la Norvège, la Russie et l'Afghanistan.
Plusieurs secteurs ont été libéralisés (transports, électricité, transport aérien domestique, télécoms) et des autorités indépendantes de régulation ont été créées (télécoms, énergie, marchés publics). Ces réformes ont amorcé un processus de modernisation en profondeur de l'économie. La réforme du secteur bancaire et financier est en cours avec la restructuration des principaux établissements (788 filiales de banques publiques ont été fermées), la recapitalisation des deux plus grosses banques publiques et de certaines banques privées, et l’application des normes prudentielles internationales notamment pour les ratios de solvabilité.
Bien que l'intervention de l'État dans le monde des affaires se soit considérablement réduite depuis 1985, les entreprises publiques représentent encore 5% du secteur non agricole. La Turquie s'est engagée dans un plan destiné à privatiser une grande partie de son secteur public, mais les progrès ont été lents en raison principalement des obstacles juridiques. Entre 1986 et octobre 2003, les privatisations ont procuré à l'État des recettes d'environ 11,2 milliards de dollars, dont 1,3 milliard provenant d'investisseurs étrangers, et les recettes totales (telles que les transferts aux sociétés et au Trésor et les augmentations de capital) ont atteint 11 milliards de dollars.
Le processus de privatisation continue, les plus importantes opérations de privatisation en 2004-05 ont concerné la vente en bloc des installations de production d'alcool de Tekel et l'introduction en bourse de la compagnie aérienne turque. Les recettes tirées des privatisations ont totalisé 9,65 milliards d’USD en 2005. Outre certaines opérations de taille plus réduite, la vente de 55% de Türk Telekom (vendue au saoudien OGER), de 51% de la compagnie nationale de raffinage de pétrole Tupras (vendue au consortium Koç et Shell) et de l’aciérie Erdemir (vendue au groupe OYAK). Les privatisations de Petkim, Tedas, Milli Piyango (loterie nationale) et Tekel (monopole du tabac et de l’alcool) et des ports de Galata et Mersin sont à l’ordre du jour des privatisations en 2006. La liste des privatisations est disponible sur le site web de l’administration des privatisations : http://www.oib.gov.tr/portfoy/portfolio_general.htm |
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Tourisme |
Le secteur du tourisme occupe une place de plus en plus importante dans l’économie du pays. De 1990 à 2004, l’augmentation du nombre de touristes a été de 280% avec 17,5 millions de touristes enregistrés et celle des revenus liés au tourisme de 380%, évaluées à 12,12 milliards d’USD. Près de 5% du PNB est généré actuellement par ce secteur qui représente près de 15% des emplois et un stock total d’investissements de 35 milliards d’USD pour une capacité installée de 450 000 lits aux standards internationaux et près de 1 million de lits avec les chambres d’hôtes.
Les investissements étrangers dans le tourisme ont atteint 3 milliards d’USD en 2004. Selon la TYD, 15% des lits (65 000) sont gérés par des capitaux étrangers. Les sociétés allemandes sont les plus actives dans le secteur (Steigenberger, TUI, Neckermann et Club Robinson), suivies par les sociétés suisses (Kuoni), françaises (Accor, Club Méditerranée) et anglo-saxonnes (Sheraton, Hilton, Ramada, Conrad, Hyatt Regency, Inter-Continental et Holiday Inn). Les Japonais sont également présents avec une importante participation dans le Swisshotel. Le groupe canadien Four Seasons qui propose déjà un hôtel 5* à Sultanahmet, le quartier historique d’Istanbul, souhaite construire un nouvel hôtel à proximité du Ciragan Palace.
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Construction et BTP |
L’investissement dans la construction constitue environ 60% du total des investissements en Turquie avec près de 18 milliards d’USD. Après quelques années de crise dues aux restrictions budgétaires, le secteur a repris sa croissance en 2005 (+21,5% contre +4,6% en 2004) grâce notamment à la reprise de l’immobilier soutenu par des taux d’intérêt peu élevé et une politique de crédits incitative.
Les investissements dans le secteur de la construction ont totalisé 32,8 milliards d’USD en 2005 et représente 60% des investissements, totaux. Le secteur privé a été le moteur de cette croissance, de 8,9 milliards en 1998, les investissements ont atteint 21,2 milliards en 2005. Les dépenses publiques dans le secteur sont passées de 8,6 milliards en 2004 à 11,5 milliards en 2005.
L’établissement financier FinansInvest prévoit des investissements de l’ordre de 15 milliards d’USD dans des projets immobiliers résidentiel et dans la distribution dans les prochaines années essentiellement par des investisseurs étrangers. |
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Distribution |
La distribution moderne a un bel avenir en Turquie et le pays figurait au 8ème rang sur la liste des marchés les plus attractifs de AT Kearney’s Global Retail Index en 2006 et à la 6ème place mondiale en termes d’attractivité du secteur (score de 59, les scores allant de 100 à 0).
La distribution moderne connaît un développement soutenu depuis 1990. Selon les recherches réalisées par Tansas, sur un marché de la distribution alimentaire évalué à 24 milliards d’USD, la part des formes modernes était de 31% en 2003, ce qui représente un chiffre d’affaires de 7,4 milliards d’USD, soit environ 3,1% du PIB. Selon la même source, le marché pourrait atteindre 28 milliards d’USD en 2010 avec une part de 41% occupée par la distribution organisée.
Plusieurs grandes enseignes étrangères sont présentes dans le pays. Carrefour qui dispose de 12 hypermarchés sous l’enseigne Carrefour, 7 supermarchés sous l’enseigne Champion et 303 magasins Discount sous l’enseigne Dia. Le partenaire local de Carrefour est le deuxième conglomérat turc, Sabanci Holding (qui détient 40% de la filiale de Carrefour). L’Allemand Metro est présent en Turquie avec ses trois enseignes : Metro (Cash & Carry), Real (Hypermarché) et Praktiker (grande surface de bricolage). Il dispose actuellement de 22 magasins en Turquie dont 9 Métro, 6 Real et 7 Praktiker. Kipa, créé en 1992 par une centaine d’entrepreneurs turcs est une enseigne régionale qui a développé 5 hypermarchés, sur une superficie de 38.000 m². Sa part de marché dans la distribution organisée à Izmir s’élève à 30%. Elle a vendu 50% de son capital à l’anglais TESCO en 2003. Active dans tous les créneaux, la chaîne suisse Migros (désormais contrôlée par le groupe turc Koç) contrôle 507 magasins avec une superficie totale de 424.000 m² dont 62 sont implantés en Russie, au Kazakhstan, en Azerbaïdjan et en Bulgarie. |
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Agriculture et agroalimentaire |
La production agricole atteint entre 40 et 43 milliards d’USD ces dernières années. Selon la FAO (Food and Agriculture Organisation) la Turquie se classe parmi les 10 premiers pays en termes de production de fruits et légumes ainsi qu’en production per capita.
Même si la Turquie est un exportateur net de fruits et légumes, les importations ne cessent de croître depuis les années 80, atteignant 5% des importations totales en 2004. La Turquie est également une base importante pour les industries orientées à l’export et les exportations de produits agroalimentaires représentent 6% des exportations totales.
Depuis 2001, la Turquie met en œuvre le programme de réforme agricole (PRA), avec l’appui de la Banque mondiale. Le projet a été prolongé pour la période 2005-2007. Le programme vise notamment la mise en place d’une stratégie de développement rural en vue de la modernisation des fermes et l’harmonisation de l’agriculture turque avec la politique agricole commune de l’UE. La Turquie doit adopter 17 lois et 211 règlements et circulaires pour ajuster son système agricole à celui de l’UE. |
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Santé et produits pharmaceutiques |
Le secteur de la santé est en train d’être privatisée mais 80% de la capacité totale est toujours détenu par les agences publiques. Soutenu par la demande croissante pour les soins médicaux privés, le nombre d'hôpitaux privés a augmenté de 141 en 1995 à plus de 250 en 2005. Plusieurs acteurs étrangers sont présents comme le Metropolitan Florence Nightingale Hospital/American Cancer Center, qui a établit des relations de partenariat avec le Memorial Sloan-Kettering, et Johns Hopkins qui a établi une alliance avec le Groupe Anadolu. La Société Financière Internationale (SFI) a également octroyé un prêt à long terme au groupe Acibadem Healthcare à Istanbul et au groupe Mesa à Ankara pour le financement des travaux d’extension et la construction de 3 hôpitaux.
L’expansion de la demande en soins privés vient également des pays voisins d’Europe et du Moyen Orient notamment pour l’ophtalmologie, la chirurgie cosmétique et la dentisterie.
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Textile-habillement |
Première industrie lancée dans le pays, la Turquie représente actuellement 3% des exportations mondiales de textile-habillement et est le 4ème plus grand fournisseur d’habillement et le 10ème fournisseur de textiles au monde. Elle est par ailleurs le 2ème fournisseur de l’UE en vêtements et son 5ème fournisseur en textiles. Ce secteur est essentiel pour le pays, considéré comme locomotive de l’industrie turque tant par son importance globale que parce qu’il exerce une influence essentielle sur le plan du développement régional. |
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Industries de l’électronique et des technologies de l’information |
L’autorité de régulation des Télécommunications a accordé 40 licences à plus de 40 sociétés pour les services de télécommunications internationales. La demande d’équipements de télécoms requis par ces sociétés ainsi que par Turkcell, Telsim sera en forte croissance. A titre d’exemple, avec plus de 30 millions d’abonnés, la croissance du secteur est de 20%. C’est donc autant de téléphones mobiles qui devraient être vendus sans compter les changements de téléphones. |
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